Doit-on obligatoirement aimer sa grossesse ?

Maintenant que le plus gros (ah ah) de la grossesse est derrière moi, je peux prendre le temps de faire le point sur ce que j’ai ressenti la plupart du temps. Avant même d’être enceinte, je savais que ce ne serait pas un long fleuve tranquille, je m’attendais toutefois à souffrir davantage, mais plus les mois passaient, plus je faisais face à un autre type de sentiment.

Une perte de contrôle de son corps

J’ai commencé par ne pas trop aimer ma grossesse à cause des nombreux désagréments subis (encore que cela aurait pu être bien plus désagréable, je le sais). Ceux-ci me gênaient psychologiquement car tout ce que je subissais était dû à un élément perturbateur. Non à cause d’une maladie par exemple. Je devais arrêter de nombreuses choses parce que les conséquences étaient trop dangereuses pour le futur bébé (pas de ski, pas de fromages au lait cru, pas de vin, et j’en passe). Celui-ci ne bougeait pas encore qu’il commençait déjà à m’empêcher de vivre.

Un sentiment d’envahissement

Les tous premiers coups donnés par le bébé m’ont évidemment fait plaisir, mais cela a duré peu de temps, je suis très vite passée à un autre type de ressenti. L’impression d’être envahie par quelque chose. Certes, sentir les coups est rassurant, mais guère plus. Globalement, je dirais même que je n’aime pas le sentir bouger, parce que cela me rappelle qu’il y quelque chose qui prend vie dans mon utérus, mon corps étant squatté par quelqu’un d’autre. Comme s’il ne m’appartenait plus vraiment. C’est une sensation pour moi très désagréable, qui parfois me rappelle mon incapacité à lâcher prise. Je ne vais pas jusqu’à détester mon ventre qui s’arrondit, mais plutôt à attendre la fin avec impatience.

Cette impression d’être envahie est accentuée par les désagréments du dernier trimestre : l’essoufflement, les douleurs aux mains au réveil, la difficulté de trouver une position correcte pour dormir, le poids du bébé sur la vessie… Cela entraine une perte d’indépendance de plus en plus grande, que je supporte de moins en moins. Logique pour une femme plutôt assez indépendante.

Heureusement que j’ai beaucoup lu avant d’être enceinte, cela me permet de n’avoir pratiquement aucune culpabilité avec ces sentiments, je sais que je ne suis pas la seule à penser ainsi, ce qui me permet d’être plus forte pour tout supporter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *