Se préparer au deuil #2

Se préparer au deuil #2

Les articles se suivent et se ressemblent. L’article d’hier aurait dû être publié le 20 septembre, j’ai donc continué à laisser le deuil venir. Comme ma mère me l’expliquait si justement, après la révolte, la colère, vient le temps de l’acceptation, de la résignation. La douleur est toujours là, toujours vive, difficile, mais on apprend à la laisser venir.

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Se préparer au deuil #1

Se préparer au deuil #1

J’en parle peu, parce que cela reste difficile, mais le fils ainé de ma sœur, se bat depuis deux ans contre un cancer. Il a neuf ans, il est passé par un nombre incalculables d’opérations, nous avions eu une phase d’espoir l’hiver dernier, mais depuis cet été, l’espoir devient difficile. Au point que vendredi dernier, dans l’un de ses emails hebdomadaires d’information sur l’état de son fils, ma sœur a commencé à nous préparer à une fin très certainement difficile. Elle fait bien, car le choc est tel, qu’il faudra bien plusieurs semaines, plusieurs mois pour essayer de l’accepter. Essayer seulement, car de mon côté, même si je le connais peu, cela reste très, très douloureux. Lire la suite

Une filleule qui prend son envol

Une filleule qui prend son envol

filleule baptêmeJ’aimais profondément ta mère, l’une des deux personnes du cercle familial élargi avec laquelle je discutais facilement. Nos parents habitaient à côté, et je me souviens encore du jour où elle m’a demandé si j’acceptais d’être ta marraine. Tu avais quelques mois, j’avais déjà une autre filleule, mais j’avais accepté pour le plaisir de profiter de ces occasions pour revoir ta mère. J’ai fait de nombreux babysitting dans le grand appartement de tes parents, puis ta mère est tombée malade. Gravement.

À 22 ans, subitement, de nouvelles responsabilités me sont tombées dessus. Tu avais 5 ans, et ta mère n’était plus là. J’aurais dû venir m’occuper de toi plus tôt, mais le deuil était trop douloureux, il m’aura fallu 2 ans. Mais à partir de ce moment-là, je venais te voir pratiquement toutes les semaines. Pour t’aider dans tes devoirs. Pour discuter avec toi. Simplement parce que j’avais pris un engagement envers ta mère. Puis, rapidement, l’engagement s’est transformé en un amour profond, sincère et fort. J’ai suivi tes difficultés en français, mais accompagné tes impressionnants apprentissages des langues. Je venais te voir à tes spectacles de danse classique. Je pense mieux te connaitre que mon propre petit frère, plus vieux que toi.

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