Encore une longue absence

Une difficile migration

Mes pérégrinations sur WordPress m’ont amenée à beaucoup « bouger », j’ai commencé par un nom de domaine qui me plaisait bien, mais que j’ai oublié de renouveler, et depuis plusieurs années, j’ai cette longue url, souvenir des années 90 et de son minitel. J’ai longtemps fonctionné en sous-domaine, chez OVH, mais comme j’avais d’autres hébergements ailleurs, cela revenait cher. C’est pour cela qu’au début de l’année, j’ai souhaité tout regrouper chez O2switch, un hébergeur français, qui fonctionne plutôt bien, avec un SAV super réactif.

Sauf que passer d’un blog en sous-domaine, en « domaine principal », c’est révélé autrement plus compliqué que je ne le pensais, et une mauvaise organisation m’a fait perdre de très nombreuses photos / illustrations d’articles. Pour couronner le tout, je n’arrive pas encore à comprendre comment rapatrier facilement mes articles depuis 2009 dans ma nouvelle base de données. Je sens que je vais encore solliciter le SAV pour éviter les copier coller manuels.

Il me reste aussi à trouver un nouveau thème agréable, une nouvelle bannière, et je me sentirai bien, ici.

Une absence due à un manque de temps personnel

J’ai passé près  de 7 mois à regarder de temps en temps comment revenir, car l’absence ici me pesait, mais impossible de consacrer une semaine entière ici, alors que le besoin d’écrire était encore très fort. Pourquoi ? Parce que s’occuper d’une petite fille, alors qu’on est enceinte fatigue plus que je ne le pensais.

Nous avons toujours voulu deux enfants, qui auraient 2.5 / 3 ans d’écart. Pensant qu’à 37 ans, ma fertilité serait moindre qu’à 30, on avait prévu six mois pour y parvenir. La nature est joueuse, et finalement, cela a marché du premier coup. L’angoisse !! Nos deux enfants auront à peine plus de 2 ans d’écart, cela rendra cette première année à quatre plutôt sportive. Mais passé ces premières inquiétudes, laissons faire la nature.

J’aborde alors cette seconde grossesse si différemment de la première. Comme beaucoup de mères, quand on a déjà été enceinte, il est difficile de s’y projeter pleinement. Cela a été le cas ici, car le premier trimestre a fait remonter plein de questions à propos de mon IVG, il y a neuf ans. Impossible alors de croire à cette grossesse, impossible de m’y projeter, tant symboliquement, ce fœtus « remplaçait » dans un sens, celui à qui j’avais trop facilement dit au revoir, tant d’années auparavant. Mais en même temps, c’était aussi une manière d’y revenir, de mettre les mots sur une douleur que je n’avais pu gérer à ce moment-là, et de clore définitivement cette aventure. L’aide d’une psy m’a permis de trouver les bons mots, pour que le deuxième trimestre se passe mieux.

Et depuis, j’ai découvert une grossesse idyllique, sans aucun problème de santé. Finalement, peu de nausées, une canicule bien plus facile à supporter (et pourtant, j’étais en Provence en juillet, lorsqu’il faisait 35-37°), une prise de poids anecdotique (je dois avoir pris moins de 6kg pour l’instant), pas de syndrome du canal carpien, pas de diabète gesta. Rien. Un fœtus en pleine forme, qui bouge beaucoup, bien plus que sa grande sœur, et qui reste dans la moyenne. Même si je n’aime guère être enceinte, cette facilité est un grand plus.

Le terme se rapproche, je devrais accoucher en novembre, et le suivi de cette grossesse a aussi été beaucoup plus facile et agréable que la première… mais j’y reviendrai plus tard. Je suis maintenant en congé maternité, que j’apprécie pleinement, et j’ai une liste de choses à faire longue comme le bras, à commencer par un gros tri / nettoyage de l’appartement, des ventes d’objets et de vêtements, le retour ici, des séries à regarder, des documentaires à rattraper, des lectures, de la cuisine… Bref, je ne chôme pas, et je suis heureuse de ces quelques semaines tranquilles, au calme.

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