Mon jardin ouvrier

En arrivant dans notre appartement, j’avais rapidement repéré des jardins ouvriers près de chez moi, et j’ai donc candidaté pour obtenir une parcelle. 7 ans plus tard, j’ai reçu un appel de la Fédération des jardins, pour me proposer un jardin. C’était tellement inattendu que je leur ai demandé plusieurs fois de me confirmer que c’était bon. Et je n’y ai vraiment cru qu’à la réception des documents pour finaliser cette location. Depuis le mois de mai, je suis officiellement locataire d’un petit grand jardin, mon futur potager. Une grande parcelle, de près de 150m² #chanceuse.

Comment était mon jardin en arrivant ?

J’ai eu ce jardin en friche, et les pluies de mai ont beaucoup fait pousser l’herbe, le désherbage a été assez long. Fort heureusement, au moment de la signature des papiers, j’ai eu la possibilité d’avoir de l’aide pour le remettre en état. Un responsable des jardins est venu début juin pour tondre l’herbe, débroussailler un peu la haie, et m’aider à emporter tous les meubles inutiles et trop vieux à la déchetterie.

Comme je l’ai eu au printemps, les fleurs commençaient à éclore, et je suis envahie par les roses blanches, jaunes et rouges ; les pois de senteurs se multiplient à l’entrée, et deux massifs de pivoines m’ont permis d’avoir de magnifiques bouquets. J’ai découvert deux groseilliers, dont il faudra cueillir les fruits très vite, et grand bonheur, un petit pied de rhubarbe.

J’ai aussi deux arbres fruitiers, un cerisier et un pommier (?), mais reste à savoir si leurs fruits seront comestibles. J’ai un doute pour les cerises, encore bien vertes, car elles sont particulièrement acides : à voir dans quelques semaines.

Que faire quand on débute ?

J’ai commencé par récupérer quelques outils basiques chez ma mère : une bêche, une fourche, une houe, un râteau, et j’ai investi dans de bons gants et un solide sécateur. Il me manque encore quelques outils qui me semblent utiles : une grelinette pour retourner délicatement la terre, un balai à gazon pour le récupérer du parc à côté, après les tontes.

Pour cette année, je plante peu de choses, peu de graines, mais surtout des légumes en bulbes ou des tomates déjà en pieds. Cela me permettra de mieux connaitre mon environnement, de faire quelques erreurs pour mieux apprendre. J’avais passé une première commande sur la Ferme de Ste Marthe, mais malheureusement, je n’ai pu planter les pieds de tomates immédiatement, alors ils semblent tous morts. Bon, tout ne sera pas perdu, une maraichère bio vendait plein de pieds à une Fête de la nature près de chez moi, et tout semble bien prendre. J’ai planté de la coriandre, dans un énorme pot, elle pousse du feu de dieu, il faut absolument que je trouve des recettes pour l’utiliser. Les radis et oignons semblent bien partis aussi, à voir pour la suite.

Un jardin en permaculture

jardin en permacultureEn même temps, je me renseignais sur la permaculture, cette technique pour jardiner en respectant la nature au maximum, et minimiser l’utilisation de pesticides ou autres produits chimiques. Ainsi, plutôt que d’utiliser de l’engrais chimique, on favorisera le recyclage avec le compost, on limitera l’arrosage avec la réutilisation des eaux de pluie, ou le paillage du sol ; enfin, on utilisera telle ou telle plante en association pour repousser certains insectes nuisibles au bon développement de nos légumes.

Associer les légumes et les fleurs demande une telle rigueur que j’ai fini par faire mon tableau Excel, pour savoir qui repousse quoi, qui sera bénéfique à tel légume, ou à quel moment faire ses semis et plantations en pleine terre. Du coup, j’ai vu que les radis aimaient la proximité avec les tomates, alors je vais tenter le coup, pour varier du basilique.

Un potager productif se prépare surtout à l’automne, en commençant par faire un plan des futures plantations. A partir d’un schéma du jardin, avec les orientations du soleil et les coins plus ombragés, je créerai soit mes carrés, soit mes lignes de plantation, en optimisant l’espace avec de bonnes associations légumes / fleurs. D’après mes lectures, une bonne solution pour enrichir le sol implique la création de buttes en lasagnes, c’est-à-dire un empilement de cartons / bois pourris / terreau (ou compost) / gazon et paille, qui permet aussi de nourrir les vers de terre. Autre avantage, la terre est plus haute, on se fatigue moins lorsque tout est à cueillir.

En cliquant sur ce lien, vous arriverez sur une petite vidéo de l’état actuel (juin 2019)

 

Et pour 2020 ?

Eh bien, j’espère arriver à planter beaucoup plus de choses que maintenant : des fraises, des pommes de terre, des tomates (grosses ou cerise), des radis, de la menthe, du basilique, des oignons, des échalotes, des salades vertes, des carottes (mais je pense que ma terre est trop humide), des courgettes, des poireaux, et peut-être même des potimarron. L’idéal étant de réussir à avoir des légumes toute l’année.

Et j’hésite fortement à planter un figuier, mais j’ai peur qu’il prenne de la place 🙁

Accueil du cabanon

Image 1 parmi 9

et depuis, la tige blanche croule sous les plantes ! Merci la pluie de mai / juin

Laisser un commentaire