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L’amour parental, un mois plus tard

Parce qu’on a souvent besoin de se souvenir des belles choses, qu’un parent parle beaucoup à son enfant, voici ce que j’aimerais dire à Claude, quand elle sera plus grande, pour qu’elle sache à quel point sa vie a transformé rapidement la mienne, qu’elle comprenne à quel point l’amour parental arrive rapidement…

Claude, tu es née le 2 septembre, à 21h58 (exactement), avec un accouchement express, qui m’a permis de découvrir que je n’avais jamais trop connu de douleurs dans ma vie, à l’exception de mes maux de tête migraineux. Les contractions étaient supportables mais j’ai tout de même eu besoin de la péridurale pour terminer le travail. Finalement, pour un premier enfant, tu es arrivée assez vite, en moins de 6 ou 8h, tout dépend du moment où l’on commence le décompte. Grosse frayeur à ton arrivée : tu étais violette, et ne respirais pas, l’équipe s’est très vite occupée de toi, et c’est à leurs encouragements « vas-y ma poupée » , que nous avions découvert que tu étais une petite fille. Même en te posant sur moi (avant de t’aider à respirer), l’équipe avait oublié de nous dire ce que tu étais, et nous étions trop inquiets pour penser à le demander. Ces quelques minutes ont été parmi les plus stressantes de ma vie je crois. Puis, finalement, tu t’es mise à respirer, tu es doucement revenue à une couleur normale, et nous avons pu faire le peau à peau tant attendu.

Puis, très vite, la vie reprend son cours : je découvre que le temps peut être long à l’hôpital, mais surtout, que l’allaitement au sein est loin d’être inné, que ce soit pour toi ou pour moi. Malgré toute l’aide reçue, et quelques erreurs de ma part, nous n’arriverons pas à trouver un équilibre à ce niveau-là. De mon côté, la douleur était totalement insupportable (à côté, l’accouchement était une partie de plaisir), et tu ressentais toute mon appréhension. J’ai finalement arrêté de t’allaiter au sein à la fin du troisième jour, malheureusement, pile au moment de la baisse hormonale : il me faudra plusieurs jours pour arriver à accepter ce premier échec maternel. La baisse hormonale: on en parle joliment avec le terme de baby blues, alors qu’on devrait plutôt dire la vérité : psychologiquement, cela faisait très longtemps que je n’avais pas autant souffert. Mais heureusement, je n’étais pas seule, et ton père m’a aidé à chasser cette douleur, qui n’aura duré « que » deux jours, grâce à lui.

Puis, nous avons découvert ensembles, tous les trois, comment construire notre famille agrandie. Les deux premières semaines sont passées beaucoup trop vite, et j’aurais vraiment aimé que le congé paternité dure plus longtemps. Curieusement, ton père était ravi de retourner travailler, tandis que j’appréhendais cette nouvelle solitude. J’avais raison, si j’aime m’occuper de toi, si ton éveil me rempli de joie, la solitude de la jeune mère est pesante. Surtout quand on n’aime guère les nouveaux-nés…

amourEt pourtant, malgré les difficultés, j’ai découvert la parentalité, et l’amour infini que l’on ressent pour son enfant. Me connaissant, je savais que je t’aimerais très fort, mais jamais je n’aurais pu imaginer la puissance de cet amour: tu es ma fille, et je suis déjà une mère louve, prête à tout pour te permettre d’affronter le monde avec la force que je t’aurais transmise. Tu n’as qu’un seul mois, et pourtant, chaque jour renforce l’amour que j’éprouve pour toi, quelque chose de vraiment viscéral. Et oui, je comprends maintenant pourquoi l’on dit que l’amour que l’on porte à ses enfants est spécial, unique. Tu es arrivée au bon moment dans ma vie, quand j’étais aussi prête qu’on peut l’être, et malgré les montagnes russes que je traverse en ce moment, tes sourires, la communication qui se met en place entre nous vaut largement toute la fatigue du monde (enfin, jusqu’à l’adolescence, je sais !).

En un mois, tu auras rencontré plein de monde: tes grands-parents maternels et paternels, et de nombreux cousins lorrains. Tu auras aussi commencé les sorties tôt, dès ta première semaine, pour une foire aux vins & aux fromages que tes parents refusent de rater !

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