Freetime couches lavables

Les couches lavables : en pratique…

Et au quotidien

Après un premier article assez général sur les couches lavables, lesquelles choisir, comment cela fonctionne, petit retour d’expérience de 4 mois d’utilisation. Finalement, j’utilise deux systèmes : les Freetime de Bumgenius, et pour les nuits, les P’tits dessous, et ce système me convient très bien.

Fonctionnement

Je tourne la quasi majorité du temps avec les Freetime, dont le fonctionnement et l’absorption conviennent à Claude, et finalement, toutes les nuits avec les P’tits dessous. Comme je l’indiquais, je prends simplement la couche, je rajoute une lingette réutilisable pour les selles, je pressionne, et c’est bon !

Pour être tranquille, je pensais qu’une petite vingtaine de couches nous conviendrait, mais il en faut plutôt ~25 pour lancer une machine, et laisser tout sécher tranquillement en gardant quelques couches d’avance. Je les stocke dans deux seaux qui ferment bien (pour l’odeur), à sec, et j’attends qu’ils se remplissent pour lancer une machine. Je les prélave parfois en les laissant tremper dans l’eau du bain de Claude, mais je n’ai pas tellement remarqué de différence dans l’efficacité du nettoyage. Ça diminue toutefois un peu l’odeur lorsqu’on ouvre le seau, ce qui reste bien plus agréable.

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Les lessives

Pour le nettoyage, je les mets directement dans la machine (certaines personnes utilisent un énorme filet à linge, mais je n’en vois pas l’intérêt), en mettant toutefois les lingettes dites jetables dans ce filet, avec les petits cotons pour les fesses de Camille. Un tout petit, petit peu de lessive, et hop, à 40° / essorage 800. Puis, on laisse sécher à l’air libre. Comme certaines couches ont toujours des taches de selles, j’attends le beau temps avec impatience pour que le soleil blanchisse tranquillement tout cela.

Il vaut mieux utiliser une lessive bio (tant qu’à faire), et il en faut un fond de « pot », et on trouve sur le net plusieurs sites qui répertorient les meilleures lessives.

Une fois par mois, je décrasse mes couches à 60° avec uniquement du percabonate de soude, qui lave en profondeur et a une action blanchissante au-delà de 40°. Ce n’est encore que le début de l’utilisation de mes couches, mais ces modes de lavages sont parfaits.

Une fois qu’elles sont sèches, cela me prend à peine une dizaine de minutes pour les repressionner (pour ajuster leur taille à celle de ma fille), les plier et les ranger. Et 3min pour plier les lingettes, et ranger les cotons.

Matériel annexe

En plus des couches, il vous faudra :

  • des lingettes dites jetables, mais qui peuvent se réutiliser 5-6 fois facilement
  • une lessive bio (éviter de faire sa propre lessive au savon de Marseille, ça les encrasse et diminue leur perméabilité)
  • du percabonate pour les décrasser
  • un ou deux seaux

et c’est tout.

Coût

Comme je me suis entièrement équipée, cet achat a été un investissement, mais cela reste finalement bien plus rentable que des couches jetables

  • achat des Freetimes chez The Nappy Lady : 284€ (pour 11 couches, frais port et de paiement en £ inclus) soit 22.30€ la couche (donc 7€ de moins que chez eco-bébé, et avec beaucoup plus de motifs différents)
  • achats de Freetime sur le bon coin : 120€ (pour 9 couches)
  • achat des P’tits dessous en vente privée : 60€
  • achat de couches « tests«  mais gardées : 77€ chez Eco-bébé (1 freetime, 1 bumgenius bio, 1 2LuxIntegral)
  • achat d’inserts: 9.75€ (avant de savoir que je n’en aurais pas vraiment besoin, mais que j’utilise tout de même avec les 4 couches à poches de ma belle-sœur)
  • voiles jetables: 70€ (de quoi tenir facilement une année, voire plus)

Donc 620€ pour 29 couches et des lingettes. Certes, plus que je ne le pensais, mais je n’ai plus qu’à acheter des lingettes une fois par an, et je suis tranquille. Quand on compare cela aux 1000-1500€ que l’on peut dépenser en couches jetables pour un enfant, je suis largement gagnante. Et encore, cet investissement ne vaut que pour Claude, si on a un second enfant, l’investissement sera autrement mieux amorti.

Et l’aspect écologique ?

Freetime BumgeniusJ’ai longtemps lu que les CL étaient bien plus écologiques que les jetables, et en y réfléchissant bien, je suis un peu perplexe. Certes, elles sont majoritairement composées de cotons (souvent bio), mais pour être imperméables, il leur faut une enveloppe en plastique, et je ne connait pas le coût écologique de la fabrication de cette partie. Ensuite, on consomme beaucoup d’eau pour les laver, puisqu’elles passent à la machine tous les trois jours.

Et après ? Si on ne les a utilisé que pour un seul enfant, et que leur état est très correct, les CL se revendent très facilement sur le bon coin, mais si elles ont réellement fait leur temps, elles semblent se recycler plutôt facilement d’après cet article de bébé au naturel, qui précise qu’en les déposant dans des points de collecte, elles pourront soit être revendues, soit utilisées pour des matières isolantes. On doit pouvoir aussi proposer à des couturières orientées Zéro déchet d’utiliser les inserts absorbants pour rembourrer des peluches…

Cela reste donc globalement plus intéressant que les jetables sur de nombreux critères.

Et accessoirement, c’est bien plus mignon 😉

Ma fille en couches lavables

La couche parait grosse, et pourtant, c’est un modèle de couches particulièrement petit 😉

En revanche, cela entrave pas mal la motricité du bébé : je remarque une bonne différence de liberté de mouvement pour Claude lorsqu’elle est avec ou sans couches… Dans un sens, tant mieux, tant c’est un bébé dynamique 😉

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