L’allaitement, quand le corps veut bien, mais pas la tête

L’allaitement, quand le corps veut bien, mais pas la tête

A la naissance de Claude, j’ai essayé de l’allaiter, persuadée que c’était ce qu’il y avait de mieux pour elle. J’étais alors dans une usine à bébés, et le personnel, insuffisant, n’a pas su m’aider, me motiver et être là quand j’avais besoin d’aide. La douleur était telle que deux jours après sa naissance, en pleine nuit, j’ai essayé le tire-lait, mais mes tétons étaient trop à vif, même cela était insupportable. Alors, de guerre lasse et épuisée après ces deux jours de bataille, de douleurs, j’ai capitulé, et je suis passée aux biberons.

Je m’étais alors jurée que cet échec, jamais digéré, ne se reproduirait pas, et que notre second enfant serait allaité.

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De la naissance aux premiers pas (Michèle Forestier)

De la naissance aux premiers pas (Michèle Forestier)

Avec la naissance de ma fille, j’ai repris la lecture, et de manière plutôt intensive, pour savoir où aller. Inconsciemment, j’appliquais déjà plusieurs principes proches de ce que l’on appelle maintenant l’éducation bienveillante, qui n’est finalement qu’une version encore modernisée de la vision de l’enfant de Catherine Dolto. J’étais donc plutôt maternante (mais avec un soupçon de culpabilité occidentale), adepte de la motricité libre, et d’une proximité affective avec elle. Puis, je suis tombée sur un groupe Facebook de conseils de lecture, et j’ai beaucoup, beaucoup appris. Mes premières lectures m’ont permis de confirmer mes intuitions, et de les renforcer.

Avec ce livre, j’inaugure donc une nouvelle thématique, avec mes coups de cœur ou mes déceptions, en livres adultes ou enfants.

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La course de la Jonquille: pour aider les personnes atteintes d’un cancer

La course de la Jonquille: pour aider les personnes atteintes d’un cancer

La vie est injuste, on l’apprend malheureusement trop rapidement. On s’adapte en grandissant aux différentes injustices, plus ou moins importantes, qui vont nous toucher directement ou non. Et l’on est souvent plus frappé de l’injuste injustice quand on se sent concerné-e: dans ce cas, on la vit beaucoup plus intensément.

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L’instinct maternel existe-t-il ? Ou est-ce une construction sociale ?

L’instinct maternel existe-t-il ? Ou est-ce une construction sociale ?

Avant d’être enceinte, puis d’accoucher, je n’avais aucun intérêt particulier pour les nouveaux-nés, mais je savais que cela ne serai pas un problème dans ma parentalité : avec mon / mes enfant(s), ce serait différent. Ayant lu avec beaucoup d’intérêt Le conflit, de Badinter, je savais que l’instinct maternel n’était pas forcément inné chez toutes les femmes, et que cela pouvait alors soit prendre un peu de temps pour qu’il se développe, soit ne pas arriver.

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Un dîner chez Roellinger, pour un magnifique anniversaire

M. Presque Parfait et moi sommes deux grands gourmands, et depuis deux ans, nous avons décidé de mettre un peu de côté tous les mois pour nous offrir un magnifique restaurant pour notre anniversaire. L’année dernière, nous étions ainsi allé bruncher au Prince de Galle, et nous en gardons un magnifique souvenir, tant par le cadre que par la qualité des produits à disposition. Cette année, nous avons fêté notre anniversaire de mariage en avance, car le 12 septembre, nous risquons d’être légèrement débordés. Profitant de notre séjour breton pour les vacances, nous avons dîné chez Roellinger, un ancien chef étoilé (qui a préféré rendre ses trois étoiles), et dont l’actuel restaurant est à côté de Cancale. Cela faisait plusieurs années que je souhaitais découvrir son restaurant, et mon attente a largement été récompensé.

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Mariage: comment garder son nom de famille avec l’administration

Mariage: comment garder son nom de famille avec l’administration

La France est un pays patriarcal, dont certains usages disparaissent difficilement. Parmi ceux-ci, les femmes mariées rencontrent souvent de nombreux tracas, surtout pour celles qui refusent (les folles !) de prendre le nom de leur mari comme nom d’usage. Et je fais partie de celles-ci.

Lorsque je me suis mariée, j’ai souhaité garder mon nom de famille, pour plusieurs raisons :

  • je ne tiens pas à ce que ma vie privée soit connue de l’extérieur (travail, éducation nationale)
  • j’ai déjà connu les tracas de deux changements de nom (nom d’usage puis retour au nom de famille), et je n’ai pas envie de recommencer
  • j’aime cette forme d’indépendance

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Du paternalisme médical chez une gynéco

Du paternalisme médical chez une gynéco

Cela fait donc maintenant 4-5mois que nous avons arrêté la contraception, et on le vit bien. Sauf que de mon côté, tout n’est pas forcément parfait : j’ai des cycles de 45-60 jours (depuis toujours), avec un record lié au mariage de 110 jours. J’ai donc pris un rendez-vous en octobre avec mon adorable généraliste (c’est sincère, ma généraliste est une personne d’une grande humanité) pour discuter de mes cycles. Elle a préféré m’envoyer chez une gynéco qu’elle connait bien, pour que celle-ci décide de quelles hormones je pourrais avoir besoin, et de s’il y a autre chose à faire. Et je n’ai pu la rencontrer qu’hier, le 15 décembre. Et… humainement, cela s’est très mal passé. Lire la suite

Les femmes dans les séries

Les femmes dans les séries

ATTENTION, NOMBREUX SPOILERS!

Game of thrones

Je regarde de très nombreuses séries, et comme beaucoup, je regrette le faible nombre de séries dans lesquelles les femmes jouent un rôle intéressant, avec de vrais dialogues, ou des actions non stéréotypées. Jusqu’à présent, trois séries semblaient mieux s’en sortir que d’autres : Game of thrones, Orphan Black et Doctor Who. Lire la suite

Qu’est-ce qu’une bonne marraine ?

Qu’est-ce qu’une bonne marraine ?

J’ai la chance d’être la marraine de deux adorables cousines, l’une de 23 ans, l’autre de 16 ans, et pour les avoir vu toutes les deux la même semaine, je me suis dit que leurs parents avaient un très bon choix en me demandant d’être leur marraine. Non que je veuille me lancer des fleurs, mais l’entente avec les deux est parfaite, et ce lien affectif avec mes deux cousines n’aurait pu être aussi fort si je n’étais leur marraine. Je n’aurais pas appris à les connaitre aussi bien sans cela, ni à les aimer autant. Car être marraine implique une certaine responsabilité, puisqu’au départ, il s’agissait d’éduquer les enfants en cas de disparition de leur parents. Lire la suite