sérénité

Être enceinte et mieux se connaitre

Être enceinte, c’est bien, c’est intéressant, car cela te permet de vraiment apprendre à être à l’écoute de ton corps, de ta tête. Pas un instant je ne regrette l’aventure dans laquelle on s’est lancé (enfin, pour l’instant), et je continue à garder mon flegme acquis ces dernières années. Certes, c’est encore loin d’être concret, il faudra encore deux mois avant que cela ne se voit vraiment, mais ça fait du bien d’être sereine… Alors que ça ne devrait vraisemblablement pas être totalement le cas 😉

Ainsi, cela fait 2/3 semaines que les désagréments du premier trimestre ont disparu, et que je récupère progressivement un appétit normal. Mais… finalement, plutôt que de continuer à avoir des nausées, ou profiter sereinement du deuxième trimestre, celui où tout se passe (normalement) bien… J’ai donc préféré repartir pour un tour en ayant des soucis avec ma vésicule.

Cela fait maintenant un an et demi que j’ai des crises d’atroces douleurs avec ma vésicule, et jusqu’à présent, elles duraient plusieurs heures, mais disparaissaient en moins d’une journée. Il y a deux semaines, j’ai eu plusieurs crises pendant quatre jours. J’ai préféré aller aux urgences, pour tenter de comprendre ce qu’il se passait, et si on pouvait faire quelque chose. Apparemment, c’était un peu plus grave, et on m’a gardé à l’hôpital pendant 4 jours… durant lesquels j’ai réellement découvert la notion de l’ennui, quand ton téléphone et ta liseuse n’ont plus de batterie.

Cette hospitalisation forcée a eu plusieurs effets intéressants :

  • j’ai découvert l’hôpital d’Antony, celui où j’accoucherai, et où l’ensemble du personnel est compétent, humain, adorable et à l’écoute. J’étais très agréablement surprise aussi de leur attention portée à la douleur du patient. J’en suis donc ressortie très sereine, et rassurée pour le mois de septembre.
  • comme beaucoup de futures mères / futurs parents, j’ai découvert l’extraordinaire résistance du corps humain à la fatigue. Certes, j’ai l’immense chance d’avoir besoin de seulement six heures de sommeil par nuit, et qui peuvent se faire en deux temps. Mais j’ai appris que je pouvais être réveillée par un ou des éléments extérieurs toutes les heures / heures et demi, sans être fatiguée. Oui, en septembre, ce ne sera pas la même chose, il y aura de la fatigue, mais l’éternelle pessimiste que je suis part finalement bien plus optimiste face aux nuits hachées qui se profilent.
  • Surtout, j’ai découvert à quel point je pouvais être globalement zen. Cette hospitalisation n’était pas anodine, les risques de l’opération pouvaient être fatals pour le fœtus, mais le personnel a su me rassurer, et j’étais confiante. J’aurais pu être totalement inquiète de ce qui arriverait, mais j’ai préféré faire confiance, et partir du principe que tout irait bien.

On ne m’a pas (encore) enlevé la vésicule, simplement les calculs qui se promenaient de manière un peu trop dangereuse autours de ladite vésicule, mais comme j’ai pu faire des échos avant et après l’opération, j’ai pu voir que le sportif / la sportive se portait toujours bien (et quel bonheur de passer quelques instants à le / la regarder bouger). L’ablation de la vésicule est prévu pour mi-avril, car je serai au milieu du deuxième trimestre, limitant alors (paradoxalement) les risques pour le fœtus au maximum. Même si je ne le / la sens pas encore, même si je prends quelques médicaments adaptés aux femmes enceintes, je ne suis pas allée faire un tour sur Docti, et je suis loin d’être une femme enceinte inquiète.

Garder sa sérénité ?

Femme enceinte sereineEn discutant avec une amie, celle qui fût notre maîtresse de cérémonie, enceinte de son deuxième enfant, je réalise à quel point je suis globalement sereine. Certes, elle est d’un naturel plus inquiet que moi, et le fait qu’elle travaille chez Docti ne doit pas arranger les choses, mais je vois à quel point je réagis différemment d’elle sur beaucoup de sujets. Contrairement à elle, je n’irai pas à la deuxième écho morte d’inquiétude (c’est celle où l’on peut vraiment voir les éventuelles malformations), mais zen.

Bref, malgré des débuts chaotiques, je reste sereine, et je commence à réaliser quel type de mère je devrais être… ou j’espère être. Après, arriverais-je à garder cette sérénité ? Point ne sait, mais je souhaite sincèrement réussir à rester ainsi.

Sinon, je ne sais pas pour vous, mais 2016 est l’année des bébés : entre mes amies et collègues, il y a pour l’instant cinq grossesses prévues autours de moi ! 😉

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