flemmarde

Comment je suis devenue sportive grâce à l’hypnothérapie

Je suis et je reste une grande flemmarde devant l’Eternel : prête à traverser une rue en diagonale pour m’éviter quelques pas inutiles, à faire les yeux doux pour ne pas remonter lorsque j’ai oublié quelque chose, etc. J’étais particulièrement douée lorsque je devais trouver une excuse avec mon psy pour lui dire que non, je ne voulais pas faire de sport ! Pourtant, enfant j’ai fait de la danse durant une dizaine d’années, du judo (trop peu de temps), puis du volley, du tennis… Rien à faire, à l’adolescence, au tennis, je ne courrais plus après la balle…
Bref, j’étais une a-sportive.

Mes séances d’hypnothérapie

Jusqu’à récemment. Le changement ne s’est pas fait naturellement, non, je suis allée voir un hypnothérapeute, mais au départ pour autre chose. Pour régler (enfin) mon problème d’addiction au sucre, et tenter de faire disparaitre ces petites crises de boulimies.
hypnothérapie
Comment se passe une session avec un tel praticien ? On commence par discuter de ce que l’on souhaite travailler, puis on se met à l’aise dans le fauteuil (TRÈS confortable) pour écouter la voix de l’hypnothérapeute, qui commence à parler, en décomptant de 10 à 0, 0 étant normalement le moment où on est endormi, et où la programmation commence. Sur les 6/7 sessions que j’ai suivi, je n’ai réussi à m’endormir que deux fois, les autres fois, je restais éveillée, tout en pensant à autre chose. Pendant 1h, l’hypnothérapeute parle, répète plusieurs fois la même chose, et peut nous demander de bouger la main pour indiquer un accord ou désaccord sur quelque chose. Le réveil est très progressif, et on ne se sent pas groggy mais plutôt en forme.
On commence par deux sessions par mois, puis très rapidement, une par mois, ce qui permet de voir très rapidement ce sur quoi insister pendant l’hypnose.
Les sessions n’ont pas réussi à modérer ma gourmandise, mais ont eu un drôle d’effet, auquel je ne m’attendais absolument pas : je me mets doucement au sport ! Pour les personnes qui me connaissent (pour ma mère notamment), c’est une vraie révolution. Je ne suis pas encore une addict, je ne comprends toujours pas comment on peut aimer ça, mais pour l’instant je vais à la piscine au moins une à deux fois par semaine, le soir en sortant du boulot. C’est un sentiment très curieux, car j’ai l’impression de ne pas aimer le sport plus qu’avant, mais j’y vais de moi-même, comme s’il y avait une forme d’impératif. Et pourtant, la flemmarde que je reste ne se sent pas forcée du tout!
Je fais donc mes 30 min de natation, avec plaisir grâce à mon lecteur mp3, et évidemment, le rythme des chansons influe sur mes brasses ! J’ai réussi à attraper un point de côté en écoutant Girls revu par Glee, et un autre, lorsque j’ai voulu suivre le rythme intense de mon homme pendant une longueur de brasse. Le jour où j’arriverai à faire 100 longueurs comme lui est encore loin, TRES loin (j’arrive péniblement à 50 je pense).
Et bientôt, j’irai une fois par semaine au bureau à vélo… 10km de vélo, ça peut paraitre raisonnable, sauf que j’habite dans la Vallée de la Bièvre… qui ressemble fortement à Montmartre pour son dénivelé !
Bref, j’ai 32ans, et je fais du sport.
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