Couches lavables et popotin

Couches lavables: infos et retour d’expérience

Avec l’arrivée d’un bébé, on réalise rapidement tous les déchets que cela peut occasionner : lait infantile non bu, couches jetables, cotons, savons liquides, et j’en passe. Ayant une conscience écolo importante depuis l’enfance, je souhaitais passer au plus vite aux couches lavables avec Claude. Durant la grossesse, je m’étais un peu renseignée, et j’avais souvent lu qu’il valait mieux attendre que le bébé ait deux mois avant de passer aux lavables. À la réflexion, utiliser les couches jetables durant ces deux premiers mois était une bonne chose.

En effet, cela nous a permis de réaliser l’impressionnante quantité de couches que l’on consomme, mais également d’apprendre quand changer mon bébé (je crois qu’on a gaspillé un peu trop de couches au début). Enfin, on découvre tellement de choses avec la naissance de son premier que rester aux jetables pendant quelques semaines est une solution de facilité que je ne regrette pas : comme j’ai 13 ans d’écart avec mon petit frère, changer les couches étaient encore un réflexe.

Maintenant, après plusieurs mois d’utilisation, je peux dire que je maitrise plutôt (très) bien ce sujet, et je me suis dit qu’un retour d’expérience pouvait être utile.

Mes premières couches : les TE1 à poche

Ma belle-sœur a eu la gentillesse de nous prêter toutes ses couches lavables (l’équivalent d’un petit carton de déménagement), et comme elles avaient déjà fait deux enfants, cela m’a donné un excellent retour sur un usage prolongé ;-). Dans ce qu’elle m’avait donné, il y avait donc des TE1 à poche à scratch, ou pour les néophytes, des Tout-en-1 (à poche) donc. Car oui, il existe près de trois systèmes de couches :

  • TE1 : couches pour lesquelles les opérations sont réduites au maximum, qu’elles soient à poche, à pression ou mieux, intégrales. Une couche imperméables, dans laquelle on glisse un (ou plusieurs) morceau de tissu épais qui va absorber l’urine durant la journée (on appelle cela l’insert).
  • TE2 : couche imperméable à enfiler + couche en bambou + insert à clipser + voile jetable. Ce système rajoute donc une étape, celle où il faut enfiler au bébé la couche imperméable quand on s’est déjà bien cassé la tête à mettre la couche. Système qui me dépasse donc.
  • TE3 : je ne connais pas, cela doit être encore plus fastidieux que les Tout-en-2, j’imagine.

Bref, j’avais donc une majorité de couches à poches dans lesquelles il faut glisser ou ou deux inserts après chaque machine. Par-dessus le marché, elles étaient à scratches, qui ne tenaient plus tellement bien : ce mode de fermeture est donc celui qui vieillit le plus mal. Impossible de mettre la partie imperméable des couches dans une machine avec les collants de Claude, sinon, ils s’abiment encore plus vite. J’ai donc fait avec durant quelques temps, en attendant des promotions sur Internet (ou des offres intéressantes sur le bon coin).

Concrètement, comment fait-on au quotidien, avec ces couches TE1 à poche  ? On glisse un ou deux inserts dans la poche, qui fait toute la longueur de la couche, mais pas forcément très large, on rajoute un insert sur la couche pour la nuit, puis le voile jetable (très pratique, cela limite les salissures des selles sur les inserts). On met cette couche sur son bébé, et on laisse la nature faire. Une fois la couche souillée, on jette le voile (poubelle ou WC), on sépare les inserts de la couche que l’on jette dans le seau, et on attend une machine. Au quotidien, je trouvais que glisser les inserts étaient particulièrement fastidieux, sans compter les scratches qui ont beaucoup trop vieillis. Et pourtant, ces couches viennent d’une excellente marque : Bumgenius. Du coup, je les évite absolument sur le bon coin.

Mon choix ? Des couches lavables TE1 intégrales

Frustrée par ces étapes qui prenaient trop temps, je me suis renseignée davantage, et j’ai découvert un système magique : les couches intégrales. Rien à faire : on met l’ensemble de la couche à la machine, et basta ! (je ne compte pas le voile jetable dans l’histoire). I-DÉ-AL ! Profitant de promos à l’occasion du Black Friday (oui oui !) puis d’une vente privée (oui oui aussi!), j’ai commandé cinq couches intégrales différentes, pour mieux me décider pour les soldes de janvier :

Et j’ai pu éliminer deux systèmes : les Bumgenius bio et B’bies. Les premières, parce que les deux inserts cousus ensembles sèchent très très mal (en 48h minimum, malgré la sécheresse de notre appartement), et les B’bies parce que celle achetée fuyait systématiquement.

En revanche, gros coup de cœur pour les Freetime et 2lux integrales, les Sweet Lili me servent plutôt pour la nuit, car elles sont assez épaisses, et nécessitent une étape supplémentaire : clipser l’insert sur la couche (certes, cela ne prend que 30s).

couches lavables freetime schéma d'utilisation

Schéma de présentation de la couche lavable Freetime, où l’on voit bien les deux inserts qui se modulent selon l’utilisation souhaitée, et qui sèchent facilement

 

couche lavable 2luxintegral

Couche lavable 2luxintegral qui montre bien l’insert cousu uniquement en haut

Les Freetime et 2lux sont donc très pratiques, car il n’y a rien à faire : tout est cousu sur la couche, et l’ensemble se met ensuite directement au lave-linge. Petit bonus: elles sèchent très rapidement, puisque l’insert se détache en partie de la couche, il ne reste pas collé au fond de la couche. Leur absorption est aussi efficace que les premières testées récupérées de ma belle-sœur, sans avoir à rajouter d’insert supplémentaire.

En pratique, cela ne me rajoute pas vraiment beaucoup plus de travail, à peine une lessive de plus, d’autant que je les lave avec l’ensemble du linge, sans que cela ne soit trop gênant.

Il faut savoir que ces couches font des fesses beaucoup plus épaisses, j’ai donc un gros soucis avec les pantalons, car le popotin de ma fille passe difficilement dans les pantalons à sa taille. Soit je passe aux bloomers et sarouels, soit je la mets en robe.

Globalement, je ne regrette pas d’avoir quitté les jetables, pour passer aux couches lavables, et même la nounou de Claude trouve cela presque aussi pratique que les jetables (les pressions restent parfois un peu galères à mettre, mais c’est le prix pour des CL plus durables). Esthétiquement, les CL sont bien plus chouettes que les jetables, même si les Freetimes ont peu de motifs variés (contrairement aux 2lux).

Concrètement, j’ai fini par acheté 18 couches Freetime, chez The Nappy Lady, qui offre un choix plus important, et reste beaucoup moins cher que chez Eco bébé (même malgré un prix en livres).

Couches lavables

Couches lavables Freetime

Couches lavables 2 Lux intégrale

Couches lavables 2LuxIntegral

Pour résumer

  • beaucoup plus économique (surtout si elles sont utilisées pour deux bébés)
  • assez écolo (malgré les lessives supplémentaires)
  • les fesses de bébés ne pas irritées par les produits absorbants des couches jetables
  • l’apprentissage de la propreté se ferait plus rapidement, car bébé sent très vite quand sa couche est mouillée
  • la poubelle ne sent rien, et on n’en a pratiquement plus besoin
  • les seaux des couches sont hyper efficaces pour éviter les odeurs
  • comme vu plus haut, c’est beaucoup plus esthétique
  • et contrairement aux langes connus par nos mères, c’est vraiment très simple d’utilisation, quand on a trouvé le système qui nous convient (j’ai commencé aux langes classiques quand j’étais tout bébé, et ma mère est épatée par les couches lavables de maintenant)

Et vous ? Jetables ou lavables ? Ou convaincues ? 😉

 

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5 Comments

  • Sarah CuteSimplicity 5 janvier 2017 at 16 h 18 min

    Merci beaucoup pour ce retour d’expérience. Je pensais m’y mettre pour bb2, et c’est vrai que j’étais un peu perdue vu le nombre de modèles et systèmes proposés… Me voilà plus renseignée 🙂

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    • Elizabeth 5 janvier 2017 at 19 h 09 min

      Merci pour ta visite ici. Honnêtement, avec le système des couches intégrales, je me demande s’il y a vraiment une perte de temps par rapport aux couches jetables ? Parce qu’il faut : surveiller les promos / les acheter / les rentrer chez soi / les ranger… mine de rien, ça prend un peu de temps. Alors que les lavables, dans un seau / dans la machine / sur l’étendoir / dans la commode à langer 😉 Bref, je suis archi convaincue.
      Et encore, je n’ai pas vraiment abordé les conséquences sur les fesses de bébé, qui s’en portent comme un charme.

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  • Comment trouver une assistante maternelle, hors rentrée de septembre 27 février 2017 at 8 h 40 min

    […] elle semblait ouverte à notre manière d’envisager la parentalité : prête à essayer les couches lavables si ce n’était pas trop compliqué, à essayer de porter Claude par la base (càd sous les […]

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  • Petit papa Noël (avec du Macron inside) Elizabeth 8 mai 2017 at 13 h 12 min

    […] surtaxe pour les couches jetables, au profit des couches lavables (tellement plus mignonnes […]

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  • Mon expérience avec les couches lavables, et les Freetime en particulier - Elizabeth 18 mai 2017 at 8 h 03 min

    […] conviennent à Claude, et finalement, toutes les nuits avec les P’tits dessous. Comme je l’indiquais, je prends simplement la couche, je rajoute une lingette réutilisable pour les selles, je […]

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