Deux pièces de théâtre, un seul coup de coeur

Grâce au super bon plan de Mado, je ressors plus régulièrement sur Paris, et je retourne avec grand plaisir au théâtre. C’est ainsi que vendredi et samedi dernier, j’ai assisté à deux représentations, d’une pièce dont on parle pas mal, et d’une autre dont je n’avais eu aucun écho. Deux comédies, dans un grand et un petit théâtre, et finalement, j’ai de très loin préféré la petite comédie.

Rien ne se perd

Rien_ne_se_perdUn postulat : « Un condensé sur-vitaminé des plus drôles répliques du théâtre, rassemblées dans une comédie absurde et 100% recyclée« , d’après l’accroche de l’affiche. Qui finalement résume parfaitement l’esprit de la pièce. Les 5 comédiens arrivent à ré-utiliser la plupart des répliques les plus connues du théâtre dans une comédie où l’on rit du début à la fin.
A partir de ces citations, le collectif « La bouée » nous crée une comédie totalement absurde, mais qui respecte parfaitement les règles du drame anglais : un traitre, deux amants, une reine autoritaire et une coquette. L’histoire est donc parfaitement classique, mais les ressorts et autres gags sont absolument imprévisible… Pensiez-vous un jour rire en entendant « Ô rage, Ô vieillesse ennemie… » ou « Cachez-moi donc ce sein » ? Pensiez-vous un jour que des Louboutin pourraient être recyclées ? Les acteurs nous emmènent dans leur comédie absurde, où les costumes et accessoires sont presque aussi importants que les longues tirades.
Mention toute particulière aux costumes du Prince et de la reine-mère, l’un en emballage de gâteaux secs et chocolatés, et l’autre de capsule Nespresso. La pièce dure plus d’une heure, et jamais, on ne se lasse des 5 costumes.
Deuxième mention à Lady Dascalie…

Théâtre du Petit Hébertot
78bis boulevard des Batignolles
75017 Paris
Du mercredi au samedi à 21h30

Hollywood

HollywoodLa production d’Autant en emporte le vent est arrêtée, le scénario est catastrophique. Le producteur demande au meilleur scénariste de l’époque de tout ré-écrire en moins d’une semaine. Sans lui demander de lire le livre. Il se charge donc de lui jouer l’imposant pavé avec le meilleur réalisateur de l’époque, pour permettre au scénariste de trouver comment rédiger les dialogues.

La pièce est vendue comme une comédie jubilatoire où les trois comédiens principaux partent dans un véritable délire, pour nous raconter toute l’histoire du film sous un nouvel angle. Et malheureusement, malgré le magnifique jeu des acteurs, je n’ai pas accroché du tout. Les entendre crier pendant toute la durée de la pièce m’a beaucoup gênée, car même si le théâtre est plus grand que le Petit Hébertot (par exemple), on doit pouvoir être entendu correctement sans hurler. La pièce part peut-être un peu dans un délire dans lequel je n’ai su entrer. En revanche, j’étais admirative de la qualité de jeux des acteurs, dont celui du scénariste, qui très vite est supposé être plié en deux de douleurs dorsales, et auxquelles on croit immédiatement.

La Michodière
4bis rue de la Michodière
75002 Paris

Foncez donc voir Rien ne se perd, créée par une personne membre du collectif Airnadette (lu ce matin en rédigeant l’article, cela explique beaucoup mieux les délires absurdes).

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