Roellinger

Un dîner chez Roellinger, pour un magnifique anniversaire

M. Presque Parfait et moi sommes deux grands gourmands, et depuis deux ans, nous avons décidé de mettre un peu de côté tous les mois pour nous offrir un magnifique restaurant pour notre anniversaire. L’année dernière, nous étions ainsi allé bruncher au Prince de Galle, et nous en gardons un magnifique souvenir, tant par le cadre que par la qualité des produits à disposition. Cette année, nous avons fêté notre anniversaire de mariage en avance, car le 12 septembre, nous risquons d’être légèrement débordés. Profitant de notre séjour breton pour les vacances, nous avons dîné chez Roellinger, un ancien chef étoilé (qui a préféré rendre ses trois étoiles), et dont l’actuel restaurant est à côté de Cancale. Cela faisait plusieurs années que je souhaitais découvrir son restaurant, et mon attente a largement été récompensé.

Pour les personnes qui ne le connaissent pas, Olivier Roellinger est un chef spécialisé dans la recherche des meilleures épices, et qui propose ainsi une cuisine dont l’originalité repose sur ses mélanges épicés (dans le sens parfumé, et non piquant). J’utilise de temps à autre ses mélanges épicés que l’on trouve dans ses trois magasins (St Malo, Cancale et Paris), et le mari est un inconditionnel de ses poivres.

Son restaurant Le coquillage se situe maintenant dans sa maison familiale, la Maison de Bricourt, et l’ambiance est plus proche d’une belle table d’hôte que d’un restaurant guindé.

La carte propose trois menus, le classique entrée / plat / dessert, ou deux variations autours de grandes bouchées gourmandes (avec ou sans fromages). Nous avons ainsi partagé le « Grignotage des bords de mer« , celui sans fromages, et comment dire ? ce fût une expérience assez magique. Celui-ci s’articule autours de trois moments :

  • les bouchées froides
  • les petits plats chauds
  • le chariot de desserts

Un dîner hors du temps

Pour les bouchées froides, nous avons commencé par quatre huitres délicatement parfumées, suivies de poissons / coquillages crus ou marinés pour la plupart, suivant l’ordre recommandé par le serveur. Bien que les huitres soient laiteuses en août, celles-ci étaient délicieuses, et les quelques épices posées dessus les mettaient évidemment parfaitement en valeur. Nous avons ensuite eu un peu de maquereau, et autres poissons délicatement marinés. Nous avons terminés par de la chair d’araignée à se rouler par terre tant l’équilibre entre la préparation et le produit originel était parfait. Ce fût d’ailleurs notre met préféré de cette première salve.

Nous avons ensuite continué avec les plats chauds, servis dans des petites cocottes, des poissons pour la plupart, avec leur sauce à part et différente à chaque fois. Nous terminions par une cocotte de moules au lait de coco parfumé, dont le souvenir me donne encore l’eau à la bouche. C’est là que j’ai reconnu mes limites : autant faire cuire des moules avec un peu de lait de coco me semble enfantin, autant arriver à maitriser à ce point les épices pour en faire un plat à ce point parfait est au-delà de mes compétences.

Bien repus par ces deux premiers rounds, j’étais ravie d’attendre un peu avant d’attaquer les desserts, car je commençais à être rassasiée. Peut-être même trop pour un restaurant de cette qualité ?

Puis, nous avons été confronté à l’impressionnant chariot des desserts, et connaissant déjà son mille-feuilles, et n’aimant guère les profiteroles, je les ai évité, mais je n’ai pu m’empêcher de demander à goûter de tout le reste : un mini-macaron à la framboise, une tarte chocolat / caramel au beurre salé, une verrine de framboises avec sa glace au sarrasin, un Paris-Cancal à la pistache… et j’en oublie. Contrairement à ce que je redoutais inconsciemment, les desserts étaient aussi bons que la partie salée, et je n’oublierai jamais le Paris-Cancal ni la glace au sarrasin, deux tueries inimitables.

Les vins proposés à la carte étaient parfaits, et comme nous n’étions que deux, que je ne pouvais boire qu’un verre, je craignais que le choix des vins au verre soit trop faible. Finalement non, nous en avons chacun eu un différent, et celui de M. Presque Parfait, un vin naturel (Pierre Précieuses) était tellement bon qu’il en a pris un deuxième ! Il faut d’ailleurs que je trouve le moyen de le commander quelque part…

Nous avons donc passé une soirée très agréable, dans un cadre magnifique : une très belle salle boisée dont l’immense baie vitrée donne sur la baie de Cancale, mais j’ai été légèrement déçue par quelques détails. La salle était trop bruyante, les poissons chauds étaient tous à consommer dans la même assiette, ce qui impliquait un mélange peu pratique des sauces, et j’en suis ressortie en ayant trop mangé. Je regrette aussi que dans ces grands restaurants, il n’y ait pas de petite étiquette des plats pour que l’on puisse mieux se souvenir de ce que l’on mange, car la présentation par les serveurs est certes très bien faite, mais l’on oublie très vite ce que l’on a devant soi.

Ce ne sont toutefois que de légers détails, je rêve d’y retourner pour découvrir le menu supérieur, mais peut-être à un déjeuner ? 😉

Voici quelques photos de ce que nous avons dégusté, mais dont la qualité est loin d’être bonne, car la lumière baissait progressivement…

Infos pratiques :

Restaurant le Coquillage, Maison de Bricourt
Le Buot
35350 Saint-Méloi-des-Ondes

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2 Comments

  • Mado 23 août 2016 at 10 h 32 min

    Ah la la que ça a l ‘air bon !!!!!!!!!!! Jamais essayé de cuisiner les moules au lait de coco : vais essayer !

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    • Elizabeth 29 août 2016 at 13 h 35 min

      Oh punaise oui, c’était terriblement bon. Il faut que je trouve une recette au lait de coco, mais j’ai peur d’être déçue 😉

      Reply

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