3615 ma vie #4

Après quelques notes plus ou moins futiles, j’ai à nouveau envie de parler un peu de ma personne, ou de ce que je ressens.

Tout d’abord, pour continuer sur mon Romantique, et son avis sur moi. J’ai essayé d’avoir une conversation avec lui ce WE, mais je n’arrivais pas du tout à avoir l’esprit clair, alors c’était hyper confus ! En revanche, du peu qui a réussi à être constructif, c’est qu’il me trouve très mignonne, ce qui est pour lui le plus important : il ressent rarement du désir physique pour quelqu’un puisque c’est un cérébral pur. Je n’arrive pas à être claire (encore une fois), mais on est pareils tous les deux : c’est avant toute chose la personnalité de la personne qui compte, le physique est largement secondaire. Ensuite, l’attirance physique arrive progressivement, quand on connait bien la personne. On trouve d’abord la personnalité belle, puis le physique est joli et enfin vient l’attirance physique (plus sexuelle pourrions-nous dire !). Comme il est beaucoup plus lent que moi, il n’en est pas encore à ce dernier stade… mais avec deux secondes de réflexion, moi non plus !!!! Je n’ai pas encore bestialement envie de lui, comme je pouvais avoir envie de mes deux ex ! Mais comme le sexe pur est totalement absent de son fonctionnement, ça me parait totalement logique !

Ensuite, pour en revenir à mon physique, on n’a pas eu tellement l’occasion d’en reparler, tellement j’étais confuse, mais il ne me le reproche pas, au contraire ! Càd que ça fait intégralement partie de moi, comme mon sourire, ou mes yeux pétillants ! Certes, il préfère naturellement les femmes fines, mais je suis pareil que lui ! Une femme avec une poitrine beaucoup plus menue que la mienne me fera largement plus fondre qu’une femme aussi plantureuse que Monica Bellucci (et pourtant, son physique est à se damner). Je prends en exemple les femmes, parce que je n’ai jamais ressenti d’attirance physique pour un homme comme je peux le ressentir pour les femmes. Bref, on s’était très mal compris la dernière fois ! Et il a entendu le message que j’avais besoin de lui pour me sentir rassurée, sure de moi (contrairement à l’apparence que je donne). Et j’ai entendu son message qu’il était encore trop tôt pour qu’il puisse arriver à se confier, ou à me parler comme je le fais avec lui.

Cette conversation ne m’a pas totalement rassurée, simplement parce que je n’ai pas réussi à dire ce que je voulais tellement j’étais confuse !

La dernière fois que je suis allée voir mon psy, c’était il y a déjà quelques semaines, et je refuse de retourner le voir tant que je n’aurais pas réussi à discuter avec mon père, et je fais un véritable blocage ! A un point tel que je me tâte à retourner le voir pour éclaircir un peu tout ça. La discussion que je repousse devrait pourtant m’être tellement bénéfique, m’ôter un énorme poids, et pourtant, je n’y arrive pas. Parce que je reste confuse, que je ne sais pas ce que j’attends de mon père, ce que je veux lui dire, ou l’entendre.

Je sais que je dois lui parler de moi, lui demander ce qu’il pense de moi, parce que jusqu’à présent, tout ce qu’il me disait glissait sur moi comme la pluie : je n’ai jamais entendu ce qu’il me disait. Je voudrais lui parler à nouveau de mon complexe vàv de mes frères & sœur, lui demander s’il n’est pas déçu de moi, pourquoi je n’ai jamais réussi à trouver ma place dans la famille, pourquoi ai-je la perpétuelle impression de le décevoir, pourquoi m’a-t-il autant bloqué dans ma vie professionnelle, pourquoi suis-je incapable de trouver des boulots dans lesquels je m’épanouirais, pourquoi ai-je refusé de tenter le moindre concours de la fonction publique par peur de le décevoir.

J’aime mon père plus que tout, mais sa réussite professionnelle (du moins, l’image que je m’en fais) m’a toujours terrorisée, bloquée. Sa personnalité, son intelligence m’a aussi beaucoup écrasée, et je n’ai pas encore terminé mon complexe d’Electre, puisque les deux hommes dont je suis tombée amoureuse étaient l’antithèse de mon père (pas forcément très intelligents, et n’ayant pas réussi leur vie professionnelle, et peu cultivés) ; alors que je sais que j’ai besoin d’un intellectuel, parce que je le suis, mais que je me suis beaucoup bridée, justement, par peur d’affronter mon père. Je pense que j’ai préféré échouer, ou ne pas essayer par peur de la réussite. C’est paradoxal, non ? C’est aussi tellement plus rassurant de vivre dans un échec que dans la réussite ! C’est ce que j’ai toujours fait jusqu’à présent. Et je suis à un tournant de ma vie, à un moment où justement, je suis prête à m’affronter, à me connaitre pour enfin vivre, pleinement !

J’en ai tellement envie, et pourtant, je me bloque, je refuse cette conversation avec mon père qui m’allégerais tellement l’esprit, le cœur et le physique (dixit mon psy, j’aurais pris du poids pour trouver une place physiquement que je n’arrivais pas à trouver psychologiquement parmi mes frères/sœur). Mais pourquoi un tel blocage ? De quoi ai-je peur ? D’être heureuse, en paix avec moi-même ? Mais c’est pas normal !

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