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Claude et moi, notre premier mois ensembles

Ça y est, cela fait déjà un mois que ma fille Claude est née, que je ne cesse de découvrir la signification et l’implication du terme « maman », et il s’est passé tellement de choses depuis ce 2 septembre que je ne sais pas trop comment éviter un article du type « les hauts et les bas » de la jeune parentalité.

Le bonheur ultime : l’amour maternel

mère filleAvant, quand j’étais (encore) nullipare, les témoignages de jeunes mères sur l’amour qu’elles éprouvaient pour leur bébé me laissait de marbre, et limite me rendaient perplexe. Alors que c’est largement en-dessous des montagnes russes émotionnelles que je traverse avec Claude. Il aura fallu à peine quelques heures après sa naissance pour que j’éprouve une immense bouffée d’amour maternel pour ma fille, alors qu’objectivement, je trouvais qu’elle ressemblait à tous les bébés (caucasiens). Je ne la trouvais pas particulièrement plus belle que les autres bébés, mais parce que c’était ma fille, je la trouvais magnifique. L’allaitement avait beau être difficile, impossible de rester impassible en regardant ma fille. Oui, l’amour maternel (ou parental) est d’une puissance impressionnante. Encore maintenant, alors que m’occuper d’elle est souvent parfois difficile, que je m’ennuie pendant ses longues siestes, je suis toujours tellement contente de l’entendre pleurer parce qu’elle est réveillée, car cela signifie que l’on va passer quelques minutes de pur bonheur elle et moi.

Je confirme également que l’on devient immédiatement sensible à ce qui peut arriver aux nourrissons. J’écoutais un podcast sur l’affaire des Poisons, dans lequel on évoque les messes noires de la Montespan et les sacrifices de nouveau-nés, et rien qu’à entendre cela, j’ai fondu en larmes. Claude n’a qu’un mois, mais elle fait déjà partie de moi : je ne peux imaginer vivre sans elle. Je savais pendant ma grossesse que j’aimerai ce bébé, mais je n’avais aucune idée de la puissance de ce sentiment, qui dépasse tout ce que je pouvais imaginer.

Un terrible sentiment de solitude

Heureusement que j’aime ma fille, car je n’avais jamais entendu parler de la solitude que l’on peut ressentir durant son congé maternité. J’envie régulièrement le mari d’avoir pu reprendre le travail, et par conséquent, une vie sociale, car de mon côté, en-dehors de la puce, et des rares sorties (utiles) que je fais le soir, quand le mari rentre, je suis un peu trop coincée à la maison. Cette solitude n’a strictement rien à voir avec celle que j’ai pu ressentir avant l’accouchement, car j’étais alors totalement libre de mes mouvements, je pouvais aller me baigner quand je le souhaitais, ou regarder de nombreuses séries (si toi aussi, tu as été déçue par le final de The Good Wife, tape dans tes mains !), avancer sur mon abécédaire, cuisiner… Là, je suis coincée par les siestes de Claude, qui m’empêchent évidement d’espérer pouvoir m’organiser pour quoi que ce soit. Surtout que je ne sais pas encore comment l’habiller correctement pour la sortir dans sa poussette, et que je n’ai guère de vêtements d’extérieur de moins de trois mois (dans lesquels elle flotte complètement : elle flotte déjà dans du un mois !). Cela ira certainement beaucoup mieux quand nos amies nous donneront notre première écharpe de portage, un string sling, qui me permettra d’aller plus facilement me promener. Car pour l’instant, si je veux sortir, c’est une telle expédition toute seule que je capitule souvent.

solitude

Pour couronner le tout, il y a des travaux en bas de chez moi, je ne peux vivre fenêtres ouvertes en permanence, comme j’ai pourtant l’habitude de le faire, ne serait-ce que pour espérer descendre en-dessous de 22°.

Et on s’occupe comment quand on est coincée à la maison ? On lance des machines pratiquement tous les jours, on commande des biberons ou des bodies sur Amazon parce qu’on réalise qu’on en a trop peu, on fait de nombreuses démarches administratives liées à cette naissance, on commence à chercher une nounou, un nouveau travail, on refait ses CV… Bref, malgré tout, on ne chôme pas… Mais cela m’a permis de me confirmer que je suis absolument incapable d’être une femme au foyer : j’aime trop travailler avec des collègues (les miens sont quand même super adorables… enfin, ceux avec lesquels je ne travaille pas !!!), j’ai besoin de sortir de la maison, et je me demande alors comment ma sœur peut supporter de rester chez elle tous les jours pour travailler… (ceci est une véritable interrogation, il n’y a aucun jugement de valeur).

L’épuisement nerveux

Le weekend du 25 septembre, nous sommes partis en Lorraine, afin de présenter la puce à la famille du mari. Comme je le craignais, ces deux jours ont été très bruyants, très agités, et cela semble avoir fortement perturbé Claude (pas habituée à autant de bruits), et elle m’a fait vivre un véritable enfer le lundi du retour, à ne pas dormir de 10h30 à 20h, à pleurer et hurler de douleur, comme si elle avait ses premières coliques du nourrisson, et j’ai fini la journée, complètement épuisée nerveusement. Je n’avais encore jamais connu ça (veinarde, oui, je sais), et je plains les personnes à qui cela arrive souvent. J’ai dû tenir toute la journée avec ma fille dans mes bras pour la réconforter, pour essayer d’atténuer ses douleurs au ventre, tout en essayant de ne pas montrer ma peine: il n’y a rien de pire que de voir son enfant souffrir. Et j’ai pleuré, pleuré de fatigue plusieurs fois dans la journée, mais sans le montrer à Claude, car les bébés sont de vraies éponges émotionnelles. Heureusement, le père est rentré tôt du boulot, pour prendre le relai. J’ai capitulé ce soir-là, en ne voyant plus Claude, pour m’enfermer dans ma bulle. Plusieurs fois dans la journée, j’ai compris les parents violents, j’ai compris comment un excès de fatigue peut amener à faire des gestes que l’on regrettera plus tard. J’étais encore très loin de craquer, mais j’ai compris à quel point la fatigue peut faire perdre la raison. Et encore, j’ai la chance d’être en couple, je me suis demandée ce jour-là comment faisaient les parents célibataires d’un nouveau-né : pour l’instant, je suis incapable de comprendre comment ils tiennent, et je les respecte bien davantage. Comme les parents de jumeaux, triplés…

Ses crises de douleurs, son refus de dormir devaient forcément être dû au contre-coup du weekend, car dès le mardi, tout était redevenu à la normale, à dormir 15h dans la journée (je compte de minuit à minuit 😉 ) Ce qui m’aura laissé le temps de commencer la rédaction de cet article, ou de terminer les faire-parts 😉

Pour finir, quelques moments de pur bonheur

  • J’adore la regarder téter son biberon, avec ses deux poings serrés et coincés sous le menton
  • Je ne me lasse pas de ses regards sur le monde, sur moi, sur le papa, et la voir suivre des yeux ce qu’il se passe autour d’elle
  • La regarder dormir : elle semble si apaisée
  • Quand elle est complètement stone juste après avoir terminé son biberon
  • Le moment où elle s’endort, dans mes bras
  • Regarder son père lui donner le biberon, lui parler
  • Évidemment, quand elle sourit jusqu’aux oreilles: c’est encore malheureusement trop rare, même si cela commence à se multiplier depuis quelques jours…
  • Arriver à la comprendre, décoder si elle a faim, ou besoin que lui donne sa tétine…

A suivre ? La découverte des coliques du nouveau-né 🙁

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