assistante

Finalement, c’est quoi une bonne assistante ?

Parmi les nombreuses choses qui m’empêchent d’être sereine, il y a ma vie professionnelle : après des études passionnantes en histoire de l’art, comme beaucoup, je n’ai pas trouvé de travail dans ma branche. Étant donné qu’au moment où je suis entrée sur le marché du travail, je n’avais pas confiance en moi, je n’ai tenté aucun concours de la Fonction Publique, et je n’étais guère convaincante quand je cherchais du travail dans mon domaine. Moralité, j’ai commencé comme assistante dans une petite boite. Et je continue là où je suis, sauf que les responsabilités sont différentes…

Pour que j’accepte mon début de vie professionnelle, que j’arrête de vivre tout ça comme un échec, mon psy m’a conseillé de faire une liste de tout ce qu’apporte une assistante pour les personnes pour lesquelles elle travaille, de l’importance qu’elle peut avoir dans une société. Évidemment, j’ai énormément de mal à faire cette liste, et le cerveau étant ce qu’il est, plutôt que d’accepter mon statut actuel, je le transforme intérieurement comme chef de projets (beaucoup plus vague certes, mais à mes yeux plus valorisant). Bref, comme toujours, je n’arrive pas à aller où il faudrait que j’aille, j’esquive la difficulté pour aller au plus simple.

Alors, à quoi ça sert une assistante ? Certes, c’est souvent vital dans une société, mais malheureusement, elle reste dans l’ombre (premier point : forcément, pour réussir, faut être reconnu…) : un directeur pensera rarement à remercier son assistante pour le boulot qu’elle fait…

assistanteL’une des choses que j’aime bien dans ce métier, c’est la notion de service, car on est là pour aider ses supérieurs à mieux travailler, cela passe par de nombreux détails, et autres attentions qui pourraient les mettre de bonne humeur. C’est être ingénieuse, savoir par où passer pour obtenir un bon hôtel, ou connaitre toutes les arcanes de la société  pour arriver à obtenir ce qu’on veut (alors que ce n’est pas forcément toujours possible).

Assistante, c’est aussi « mettre de l’ambiance » : dans les deux sociétés que j’ai connu, j’ai toujours cherché à ce que tout le monde s’entende bien, ou communique mieux. Ce n’est pas pour me vanter, je fais ça inconsciemment : tous les jours, je fais en sorte qu’on déjeune ensemble (dans mon ancien job, c’était même moi qui avait lancé les déjeuners quotidiens d’équipe: avant, tout le monde mangeait dans son coin!). J’y peux rien, je suis comme ça!

Et voilà, je devrais être capable de lister plus de points, plus d’aspects positifs de mon travail d’assistante, mais non, je sèche! Ayant trop grandi « du côté des patrons », je ne me vois que comme « le dernier maillon de la chaîne ».

Il y a quand même du progrès, dans le sens où j’ai admis que je ne ferai pas ce boulot toute ma vie, qu’au contraire, commencer par là (bas, en bas!) me booste pour partir faire autre chose, et donc apprendre au maximum pour mieux faire par la suite.

Et en plus, je l’aime mon boulotMes responsabilités deviennent doucement plus importantes, et limite, je me sens prête à organiser un colloque (300personnes) à moi toute seule. Bon, ce n’est pas encore pour 900 personnes sur trois jours par exemple, mais c’est un début. Qui devrait me permettre de très belles lignes sur mon CV quand je voudrai rebasculer dans les musées, puisque je pourrais soit organiser des expos, soit être attaché de conservation (ce qui m’intéresserait quand même bien plus… beaucoup plus enrichissant intellectuellement parlant). Reste à réussir le concours!

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