La grossesse : les découvertes plus ou moins surprenantes

Toutes les découvertes de la grossesse, tout ce que tu pensais vivre, et qui te sont arrivées ou non. Bref, petit retour sur ces neuf mois plus ou moins agréables (et plutôt moins).

Les grandes découvertes

  • les démangeaisons le soir, en se déshabillant (mi-avril) : le trop méconnu prurit gestationnel. Fort heureusement, celui-ci n’a duré qu’un mois, mais j’avais l’impression d’être incapable de m’arrêter de me gratter
  • la sensibilité des tétons : les miens étaient particulièrement insensibles, je pense qu’ils ont maintenant une sensibilité normale, et je vous envie, vous les autres femmes, d’avoir une chouette sensibilité pour votre libido 😉
  • le fait que je n’apprécie pas plus que ça d’être enceinte, même si ma grossesse est plutôt du type tranquille (à l’exception de mes problèmes de vésicule)
  • les problèmes à la vésicule, qui arrivent plus souvent qu’on ne le croit durant la grossesse
  • une réconciliation avec ma mère
  • le plaisir de pouvoir manger comme d’habitude, mais sans prendre (trop) de poids. Je n’ai pas modifié mon alimentation, je fais toujours des desserts de temps en temps, mais pour la première fois de ma vie, je les apprécie sans la moindre culpabilité
  • le syndrome du canal carpien, dont j’ai parlé plus tôt. Celui-ci a commencé par se manifester par des fourmis dans les mains (au réveil) peu avant le troisième trimestre, pour finir par me réveiller dans la nuit. J’ai ainsi passé trois mois en dormant avec une attelle. Curieusement, cela a disparu à la fin du 8ème mois (les bains bretons ont-ils été efficaces?), et je n’ai pratiquement plus aucune crise depuis.
  • les douleurs aux poignets, à la voute plantaire ou au genou droit. Au dernier trimestre, je n’arrivais plus à ouvrir une bouteille d’eau, ou poser le pied par terre au réveil était assez désagréable
  • le nombre impressionnant d’examens à faire. Heureusement, j’avais déjà fait celui de la toxo il y a une dizaine d’années, mais je ne m’attendais pas à avoir autant de bilans à faire, pour une personne immunisée contre la toxo. Entre les prises de sang pour connaitre le risque de trisomie 21, les risques de contamination d’IST, vérifier peu avant l’accouchement si on a le streptocoque B, celui du diabète gestationnel (le fameux test à faire avant et après le petit déjeuner), et les analyses d’urine mensuelles, on a très vite une carte de fidélité au labo à côté de chez soi. Et fort heureusement, le mien permet de retrouver ses résultats sur internet.

Ce qui ne m’est pas arrivé

  • le bouleversement hormonal et les larmes qui viennent à l’improviste
  • les problèmes de vessie (j’ai pu toujours boire 0.5L d’eau sans problème… jusqu’au septième mois, après… les envies ont été plus fréquentes)
  • les contractions trop précoces qui entrainent un arrêt de travail
  • une prise de poids trop importante : à 7 mois, je n’avais pris que 5kg
  • les brûlures d’estomac du dernier trimestre: j’ai vaguement été gênée de temps en temps, mais pas suffisamment pour prendre trop souvent des médicaments
  • les vergetures : en appliquant consciencieusement mon huile Weleda, je n’ai pas remarqué de différence avant / après 😉
  • malgré deux semaines bretonnes avec un temps magnifique, des heures passées à la plage, j’ai réussi à éviter le fameux masque de grossesse (merci l’écran total)
  • le mal au dos. Même à trois semaines du terme, je n’ai jamais eu de douleur dorsal, grâce aux nombreuses remontrances de ma mère qui insistait pour que je me tienne droite. Dès que je sens que ma cambrure est trop forte, je la bascule et tout va bien. D’ailleurs, si mes pieds n’avaient gonflés, je pourrais continuer à être en talons (talons qui me font du bien, puisque je me tiens mieux avec)
  • la linea nigra : à peine quelques poils plus foncés deci delà, mais rien de bien flagrant…

Les découvertes auxquelles je m’attendais, mais qui m’ont surprise

  • la modification des tétons. Je savais que la poitrine changerait avec la grossesse, pour se préparer à un éventuel allaitement, mais quand on a passé plus de 20 ans avec une poitrine « de jeune femme / fille », ce grossissement des tétons surprend énormément. Sans parler de leur couleur, qui passe du rose au marron clair (pour moi, heureusement qu’ils n’ont pas viré au noir, ça m’aurait perturbé bien davantage)
  • l’essoufflement durant le dernier trimestre : ayant un problème d’hyperventilation, je m’essouffle naturellement très rapidement, mais là, c’est impressionnant comme parfois le moindre mouvement peu me mettre hors d’haleine
  • la générosité familiale et amicale pour nous donner / prêter des affaires encore en excellent état : on a pu récupérer énormément de choses (beaucoup de vêtements, même par ma sœur, des coussins d’allaitement, un cocoonababy, un transat, des biberons… et j’en passe !)

De grands regrets

  • Découvrir de manière approfondie le bore out à partir du moment où ma grossesse a été officialisée au bureau. Je m’en serais bien passée, car à partir de mi-mai, j’ai commencé à compter les jours jusqu’aux vacances / congé maternité. Je n’ai jamais trouvé le mois de juin aussi long.
  • Réaliser (tardivement) tous les inconvénients financiers liés à la grossesse / parentalité : l’absence de prime à la naissance, l’absence de la prime semestrielle en décembre (mine de rien, malgré mon petit grade, ça représente entre 1200 et 1500€), le coût de la future nounou (puisque nous ne pouvons avoir de place en crèche)… Mais réjouissons-nous, nous aurons tout de même une prime salariale avec la naissance du petit / de la petite : 2.75€ par mois ! Yeah !
  • Savoir très tôt que malgré les nombreuses crèches auxquelles nous pouvions candidater, aucune n’avait de place pour un bébé en janvier. Du coup, ce sera assistante maternelle (ou plutôt assistant-e parental-e, mais ce terme est trop peu utilisé). Le mari a épluché plusieurs sites pour comprendre comment cela

Les deux derniers mois

dernier-trimestreA partir de mi-juillet, les choses ont commencé à être plus sérieuses : mon ventre s’est énormément arrondi, et les désagréments ont commencé à être franchement gênants. Impossible de boire un verre d’eau sans passer aux toilettes, réveils nocturnes pour y aller, et selon les vêtements portés, l’impression d’avoir tout le temps envie.

J’ai dû commencer à prendre plus de poids plus rapidement (au 29 août, je ne sais pas combien j’ai pris depuis mi-juillet, car je n’ai pas pu me peser), car les genoux étaient devenus douloureux à chaque montée d’escalier. Et j’ai du grimper de très nombreux étages pendant les vacances, les maisons ayant chacune au moins un étage. Du coup, le genou droit était devenu particulièrement douloureux.

J’ai découvert que les femmes enceintes attirent les moustiques comme les mouches : je n’ai jamais autant été piqué de ma vie ! Seule solution pour avoir la paix ? Utiliser un diffuseur sur prise… Cela m’aura permis de découvrir que l’huile essentielle de lavande, appliquée pure sur les boutons calme immédiatement les démangeaisons.

Quant au sommeil, parlons-en ! Avec ce ventre qui devient franchement énorme, impossible de dormir sur le côté sans caler la couette sous le ventre, mais s’il fait trop chaud, cela ne marche que d’un côté. Se retourner est devenu assez gênant, car le poids du ventre quand on est sur le dos fait vite suffoquer. Entre les réveils dus aux envies pressantes, aux positions qui fatiguent le dos, disons qu’il est quasi impossible de faire une nuit complète. Heureusement pour moi, j’y suis habituée, donc cela ne me fatigue pas trop. Mais j’imagine à peine à quel point cela doit être difficile pour les femmes qui doivent dormir d’une traite pour être en forme.

Et enfin, l’attente. Quand il ne reste plus qu’un mois, le bébé est considéré à terme, et peut alors arriver à n’importe quel moment. Il faut donc être rentré chez soi pour attendre l’arrivée chez soi (dans l’absolu, on peut être ailleurs, mais je préfère de loin être à côté de mon hôpital, celui de St-Malo ayant plutôt une mauvaise réputation). Et cela peut vite devenir long. On passe ses journées seule car la plupart de vos ami-e-s travaillent en journée, ou sont occupées avec leurs propres enfants quand elles sont en congé maternité. Du coup, je me suis fait une longue liste de choses à faire, mais cela ne comble pas tout, surtout pas ce sentiment de solitude. Je pourrais en profiter pour courir les musées, les films, mais la fatigue vient tellement rapidement qu’au contraire, j’essaie d’optimiser les déplacements. Du coup, étant plutôt du genre organisée, la plupart des choses à faire durant ce dernier mois sont faites :

  • la valise est prête (il ne reste plus qu’à rajouter les éléments de dernière minute : les fringues et la trousse de toilette)
  • la liste de naissance
  • les faire-parts
  • la chambre est pratiquement terminée
  • les savons du bébé ont terminé leur cure (rappelez-vous, je les fais moi-même)
  • le liniment sera prêt dans la semaine
  • les prénoms sont choisis depuis des mois
  • le projet de naissance est rédigé et transmis à la maternité (après un rendez-vous pour en discuter)
  • ma playlist « travail » est prête sur deezer
  • les vêtements reçus sont rangés, et pour éviter d’oublier qui m’a prêté quoi, ils sont soit photographiés, soit marqués 😉

Enfin, on ne parle pas assez de ce sentiment de solitude du dernier mois : je passe mes journées seules, mes amies jeunes mères sont fortement occupées en journée, et habitent un peu loin pour que j’aille les voir sur un coup de tête. Cette solitude quotidienne devient de plus en plus difficile à gérer. Je ne peux guère passer mes journées avec ma mère, fortement occupée à aider ma petite sœur à gérer ses trois enfants, dont l’un sort d’une très grave maladie. Toutes les autres amies travaillent évidement… Heureusement, on ne me harcèle pas pour savoir si j’ai accouché, mais comme je ne connais personne dans mon quartier, je ne sais pas trop que faire pour éviter cela. Alors, je cuisine, je savonne, je regarde des séries, mais les journées se ressemblent un peu trop les unes les autres je trouve…

accouchement découverteQuant à l’accouchement, je me sens beaucoup plus sereine, prête à traverser cela sans être trop stressée. Je sais ce que je souhaite, que je serai écoutée puisque l’hôpital privilégie les accouchements dits physiologiques si la mère le souhaite. J’aimerais donc vraiment arriver à me passer d’ocytocine et éviter la rupture de la poche des eaux pour que tout cela reste le plus naturel possible, ce qui devrait alors limiter les dégâts d’une épisio (ma plus grande crainte). J’espère aussi arriver à tenir sans péridurale, mais j’ai commencé à me préparer à l’éventualité d’y recourir. Si j’y tiens, c’est aussi parce que cela permet à la dernière phase (celle de l’accouchement proprement dit) d’être certes plus forte, mais plus rapide et plus instinctive. Et pour avoir survécu aux douleurs des calculs biliaires, je pense que je peux y arriver, ces douleurs sont généralement beaucoup plus fortes que la délivrance. D’autant que mes crises duraient entre 40 et 50min non-stop, et la délivrance ne doit pas dépasser 40min (sans péri, elle dure généralement plutôt 30min).

Bref, il ne reste plus qu’à attendre l’arrivée de Monsieur ou Madame 😉

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