haptonomie

L’haptonomie, notre préparation à la naissance

Durant le premier trimestre, je m’étais peu renseignée sur les différentes préparations à la naissance, juste assez pour en connaitre les possibilités : sophrologie, yoga prénatal, chant, préparation classique, l’acupuncture, en piscine, ou l’haptonomie. J’ai très rapidement compris que cette dernière pourrait me correspondre car on la commence très tôt dans la grossesse, et implique autant le parent 2 que la mère. Voici donc au fur et à mesure des séance ce que j’ai découvert et comment nous l’avons vécu en couple.

Attention, pavé 😉

Présentation de l’haptonomie

Puisque cette préparation doit commencer dès le 4ème mois de la grossesse, j’ai cherché autours de moi, auprès des copines laïciennes, sur le net, avec qui nous pourrions faire ces séances. C’est finalement grâce au site officiel du développement de l’haptonomie que j’ai trouvé notre sage-femme. Je cherchais de préférence une personne à côté de chez nous, ou de l’hôpital d’Antony, et dont les horaires pouvaient aussi convenir au futur père. Ce site présente à peu près bien la philosophie autours de cette pratique, mais rien ne vaut finalement deux vidéos de Catherine Dolto sur YouTube (oui, la fille de et la sœur de 😉 ). Dans celles-ci, elle explique très clairement comment se passent les séances pré et postnatales.

haptonomieEn effet, l’haptonomie est davantage une préparation à la parentalité qu’à la simple grossesse : on y apprend à discuter avec le fœtus, à le replacer si nécessaire avant l’accouchement, puis à préparer l’accouchement à proprement parlé, pour enfin apprendre aux parents comment donner confiance au bébé pour le porter différemment, sans avoir besoin de soutenir sa tête par exemple.

Certes, la conférence date de 2005, mais elle reste toutefois passionnante, malgré sa durée.

Les témoignages des parents, la présentation d’une séance post-natale sont très intéressants.

Nous avions regardé ces deux vidéos après notre première séance, ce que j’ai un peu regretté, nous l’aurions alors peut-être mieux apprécié.

Les deux premières séances, à la rencontre du bébé

Ces deux séances se ressemblent beaucoup, puisque la sage-femme nous rappelle à chaque fois ce qu’il se passe dans le corps de la femme durant la grossesse, la place que le fœtus occupe alors au moment de la séance, et celle qu’il occupera plus tard. Les exercices se font systématiquement à deux, pour que le bébé puisse reconnaitre le père / parent 2 et se placer ensuite dans le creux de sa main lorsqu’il/elle approche ses mains de la mère. Nous avons ainsi appris à bercer le bébé durant la première séance, puis à lui permettre d’occuper un espace moins douloureux pour la mère durant la deuxième séance.

La deuxième séance fût d’ailleurs beaucoup plus intéressante que la première, puisque nous étions alors convaincu de l’intérêt de ce type de préparation. J’ai été fasciné par la facilité avec laquelle je peux faire descendre le bébé dans le bas du ventre, pour qu’il occupe un espace plus adapté à sa taille, ce qui modifie alors pleinement mon centre de gravité. C’est un exercice très simple, tourné principalement autours de la respiration, durant laquelle je me concentre donc sur une respiration plus abdominale, tout en dialoguant avec le bébé pour lui demander de descendre. Et cela marche à chaque fois, que je sois seule ou avec le père qui guide mon bassin, pour le mettre dans une position plus bénéfique. Cela s’appelle normalement « petit coussin« , mais je l’ai renommé « petit bassin », sans savoir pourquoi 😉

Les séances suivantes

Nous avons ensuite abordé l’accouchement pendant deux séances, en approfondissant principalement la phase du travail, qui dure longtemps, longtemps avant la délivrance. Comme notre sage-femme connait très bien l’hôpital où j’irai, ces séances-là étaient un mixte entre la pratique hapto et la pratique classique, et utilisée à l’hôpital. Nous avons donc étudié toutes les positions qui me soulageraient, et les variantes à faire tous les deux de la position du petit bassin. Les positions sont très proches des exemples proposés par Bernadette de Gasquet, dans son livre sur la grossesse Bien-être et maternité. Finalement, il y en a trois qui semblent me convenir, l’une où je me balance sur le ballon, l’autre où nous faisons petit bassin l’un derrière l’autre, et enfin, la dernière où le mari me fait des massages dans le dos tandis que je suis sur le ballon. Elle m’a aussi présenté les positions que je pourrai utiliser à la fin du travail, peu avant la délivrance…

Durant ces séances, la SF nous a évidemment expliqué physiologiquement, ce qui allait se passer dans mon corps, comment le bébé sortira, et à quel moment je dois me présenter à la maternité. Elle m’a également présenté les différentes techniques médicales auxquelles je risque d’être confrontée si le travail ne progresse pas assez vite, et nous avons alors eu un débat assez ferme sur la nécessité ou non de l’épisio (je reste fermement convaincue que l’on peut l’éviter, puisqu’au moins deux cliniques en France réalisent à peine 1% d’épisios).

La dernière séance avant l’accouchement

Durant celle-ci, nous avons abordé la dernière phase de l’accouchement, celle de l’expulsion, et l’on a travaillé sur la respiration. Malheureusement, faute de SF hapto à la maternité, je devrai pratiquer une respiration classique, et parmi les trois étudiées ensembles, je n’ai accroché qu’à une seule. Elle nous a tout de même montré comment se passait le travail pour un accouchement hapto, et j’ai bien regretté de ne pouvoir mettre en pratique, car cela semble bien plus doux.

Elle nous a enfin expliqué comment prendre soin du bébé après sa naissance, comment le porter (car le portage hapto n’a rien à voir avec le portage traditionnel), comment le changer. Traditionnellement, on porte le bébé sous les épaules, en soutenant bien sa tête. En haptonomie, on le porte sous le bassin, et en haut du dos. Cela lui permet d’être actif, de prendre conscience de son corps, et d’avoir confiance en lui. Ayant porté de très nombreux bébés, je devrais alors lutter contre mes réflexes, alors que ce sera pratiquement la première fois pour le mari, qui a donc parfaitement intégré cette manière inhabituelle. En sortant de cette séance, réalisée début août, j’avais vraiment hâte de rencontrer notre bébé!

haptoCette préparation à la naissance doit permettre une meilleure communication entre les parents et le bébé in utero, mais est-ce parce que nous ne connaissons pas le sexe, aucun de nous deux n’a réellement réussi à connecter avec le fœtus. Le père n’avait pas vraiment besoin de lui parler, et moi, je n’arrive toujours pas (même si proche du terme) à le personnifier. Cela a peut-être permis que la distance soit moins grande entre lui et moi, mais cela n’a pas totalement permis une vraie connexion. Peut-être était-ce aussi dû au fait que nous ne pourrons avoir d’accouchement hapto, et que la SF a dû mixer son enseignement avec la réalité de la maternité ? Possible.

Nous reverrons la SF trois fois après la naissance, pour nous aider à faire grandir le bébé, pour continuer à l’éveiller au monde. La première aura lieu un mois après la naissance, afin de vérifier comment nous le porter, et limiter les éventuelles mauvaises habitudes. D’ici-là, je pense que nous allons augmenter les séances à la maison, pour que le bébé sente à quel point nous l’attendons maintenant 😉

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