Intégrer un réseau féminin ?

Parmi les sites que je consulte quotidiennement, Madmoizelle en est un que j’aime particulièrement, pour ses explications plutôt claires, et ses articles assez variés. Ainsi, en janvier, une interview d’Emmanuelle Duez, fondatrice de Women Up, qui présentait son projet. Qui m’a évidemment intéressé.

Rejoindre un réseau professionnel

Le principe ? Réunir des jeunes de cette fameuse Génération Y et des entreprises, pour promouvoir la mixité et le dialogue dans les entreprises. Après un petit tour sur le site internet, l’énergie qui se dégage de cette fille, et sa motivation m’encourage à postuler pour leurs ateliers. Car bien qu’ayant 33ans, je me considère comme appartenant pleinement à cette génération Y, dont les limites d’âges fluctuent tout de même beaucoup. Sauf que. Sauf que je n’avais pas fait attention qu’Emmanuelle s’adresse plus particulièrement aux moins de 30ans.

Jeudi 30 janvier avait lieu la soirée de lancement de la promotion 2014, à St Ouen. Elle a commencé par une présentation du clüb et de son fonctionnement par Emmanuelle, jeune femme de 24/25ans (oui, seulement…), qui semble convaincue que l’égalité professionnelle femme-homme pourrait progresser grâce à notre sa génération. Les revendications des professionnelles des années 80 et 90 de pouvoir concilier vie pro / vie perso, portées alors principalement par les femmes, semblent maintenant portées par les jeunes, quel que soit leur genre. Emmanuelle croit ainsi dur comme fer que ce souhait, porté indifféremment par des hommes ou des femmes pourrait permettre de changer les mentalités, pour aider les femmes à progresser.

Nous avons ensuite écouté une intéressante intervention de Catherine Sueur, qui à seulement 38ans est la n°2 de Radio France.Alors oui, son parcours est impressionnant, mais tellement français en même temps : polytechnicienne passée ensuite à l’ENA, elle semble n’avoir eu que des postes aux responsabilités importantes très tôt. Elle a toutefois insisté sur plusieurs points qui me semblent maintenant familiers, après avoir lu plusieurs livres de socio :

  • les femmes ne doivent plus s’excuser et remercier d’avoir eu une augmentation / prime : elle est forcément méritée (le réflexe masculin : « Quoi ? C’est tout ? »)
  • répondre aux mêmes annonces que les hommes. Ceux-ci postulent lorsqu’ils ont 40% des compétences requises, contrairement aux femmes qui attendent d’en avoir au moins 80%
  • couper la parole aux hommes et ne pas hésiter à s’imposer en réunion (c’est vrai, je lisais une étude où près de 80/90% des hommes interrompaient les autres, versus 10/20% chez les femmes)
  • partager les tâches ménagères
  • ne plus considérer les grossesses comme des maladies, et ne pas s’excuser d’être enceinte

Bref, des notions qui me sont familières maintenant, mais qui ne l’étaient pas forcément pour le public de la salle. Après un échange de questions réponses avec la salle, où je me suis sentie vraiment vieille (« Bonjour, je m’appelle X Y Z, j’ai 24 / 25 / 26 ans… »), je me suis faite remarquer en donnant le mien (de manière assez maladroite, certes), mais bon, au moins, on ne m’oubliera pas!
Bref, tout ça pour dire que nous avons eu ensuite la présentation des projets des entreprises (ah tiens, une ancienne de mon collège qui semble avoir bien lancé sa carrière), celui de Cap Gemini semblait vraiment très intéressant (une enquête dans toutes leurs filiales).

Le « cocktail » était l’occasion de commencer son networking, et j’espère avoir pu intéresser les deux personnes de Cap Gemini.

Bilan de cette soirée : j’ai enfin compris ce que peuvent ressentir les « vieux » en face des aspirations, ou en discutant avec des plus jeunes. J’avais l’impression d’être un peu un ovni, entre ces jeunes de 25 ans et ces quadra : croire encore un peu à ces envies de changement, mais en même temps, avoir un peu perdu certaines illusions. Mais je tenterai l’aventure, on verra ce que ça donnera.

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