gué

Islande #3 : des cascades et des gués

Samedi 19 septembre : cascades au menu

Nous quittons Reykjavik et notre chouette appart Airbnb, pour commencer notre périple au sud de l’île, direction deux cascades très connues: Seljalandsfoss et Skógafoss. Après plusieurs heures de routes, nous arrivons à la première, et malgré un temps maussade (c’est un euphémisme), elle est impressionnante.

cascade de Seljalandsfoss

Seljalandsfoss

La cascade de Seljalandsfoss mesure 65m de haut, et sa particularité est de tomber d’un surplomb. Ce qui fait qu’il est possible de passer derrière le voile d’eau avec un bon imperméable et de faire le tour complet de la chute. Alimentée par le glacier Eyjafjallajökull, la rivière Seljalandsá tombe de 40 m de haut dans une large vasque.

cascade de Seljalandsfoss

La pluie a rendu la balade délicate, le sentier qui passe derrière la chute est alors particulièrement glissant. La puissance de la cascade, et le contre-jour nous empêche de faire de chouettes photos derrière la cascade.

Skógafoss

On reprend la route pour aller découvrir la deuxième cascade de la journée, et bien plus impressionnante : Skógafoss. Elle est haute de 62m et large de 25m, et son étymologie est formée de forêt (skóga) et de cascade (foss). C’est l’une des plus impressionnantes d’Islande, le bruit est très puissant, et elle commence / termine l’un des plus beaux trek du monde : le Landmannalaugar – Þórsmörk, que nous ferons certainement un jour. Une longue balade peut se faire le long de la rivière, mais la pluie et le vent nous ont découragé. Dommage, car cela devait vraiment valoir le coup…

La montée des 400 marches pour arriver en haut de la cascade est agréable : le champ d’à côté est plein de moutons, et la vue du promontoire sur la vallée environnante est très belle. Par beau temps, ce doit être à couper le souffle (raison de plus pour revenir !). La puissance de la cascade est telle que si l’on s’approche trop du bord, on finit complètement mouillé.

cascade de Skógafoss

On reprend la route, après un déjeuner… humide, très humide !!! On ne cesse alors de voir un spectacle qui pourrait sembler désolant à certains, mais dont on ne se lasse pas : la lave recouverte de mousse. Et comme vous pouvez le constater, dès que l’on quitte la seule autoroute du pays (la Route 1), c’est beaucoup plus roots

Islande

On continue donc notre trajet pour arriver à l’une des plages les plus connues d’Islande : Dyrhólaey. La journée s’y termine sous la pluie, le vent et une visibilité réduite, une immense plage de sable noir, tout au sud de l’île. Il faut savoir qu’il s’agit de la région la plus venteuse et pluvieuse du pays, il est pratiquement impossible de venir ici par beau temps. Notre voyage confirmera l’adage. La longueur de la plage est impressionnante, on se croirait à la Baule.

Dyrhólaey

Dyrhólaey

Avec les trois rochers au bout de la plage, on peut avoir l’impression, par beau temps, d’être à Etretat…

 

Dyrhólaey

Dyrhólaey

Dyrhólaey

Dyrhólaey


Dimanche 20 septembre : nos premiers gués

Le départ de Vik se fait sous un temps gris, mais non pluvieux. M. Presque Parfait décide de monter tout en haut du promontoire rocheux à la sortie de la ville, au pas de course, ravi de se retrouver seul pour crapahuter à son rythme. Cette plaine a été formée par la projection de matériaux du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull. La balade a également un intérêt historique, puisqu’elle abrite la tombe du deuxième viking et colon norvégien arrivé sur l’île, Hjörleifur.

Vik

Vik

Motivés par la description enthousiaste du canyon de Fjaðrárgljúfur, nous partons donc de bonne heure pour tenter de profiter du beau temps. La vallée est magnifique, la couleur de l’eau d’un très joli gris, et nous retrouvons la mousse verdoyante à laquelle nous nous sommes habitués depuis quelques jours. Le flot des touristes commence à diminuer, et nous apprécions ce calme. Le chemin bien balisé nous fait longer la rivière, et la vue est vraiment époustouflante.

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L’absence de pluie nous fait tenter la route vers le Laki, un volcan dont la randonnée vaut le détour… et dont la route mérite sa réputation ! Nous aurons été ballottés non stop pendant 3h, de cailloux en énormes trous, sans compter les trois gués franchis plus ou moins facilement. Nous devrons rebrousser chemin au dernier, sa profondeur semblait infranchissable pour notre petit 4×4. Nous déjeunerons alors dans une vaste plaine, seuls au monde, mais à quelques kilomètres à peine de notre destination. Cependant, la route est magnifique, et malgré le mauvais temps et la brume, nous en prendrons plein les yeux.

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Franchir un gué n’est pas si difficile que ça, puisque ce n’est pas si profond et surtout, le sol est stable, puisque fait de petits cailloux.

Nous arriverons épuisés à notre point de chute pour deux nuits: une cabine à Kirkjubæjarklaustur (à vos souhaits), petite maison en bois, perdue dans la nature, en face d’un lac.

Kirk

Et voici l’itinéraire pour ces deux derniers jours, de Reykjavik à Kirk

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