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Islande #7: les fjords du nord-ouest

Nous sommes restés 5 jours dans les fjords, et avec du recul, je pense que nous aurions pu rester plus longtemps pour essayer de faire des étapes plus courtes, et qui auraient intégrées davantage de petites randonnées. J’avais bien lu ici ou là que les trajets étaient beaucoup plus longs à cause de l’état des routes, des virages constants, mais tant qu’on n’en a pas fait l’expérience, on ne réalise pas vraiment à quel point les itinéraires sont beaucoup plus longs. Malgré tout, ce fût un enchainement de paysages magnifiques, calmes, et je ne regrette absolument pas de les avoir intégrés dans notre périple.

De Reykholar à Latrabag

Nous découvrons alors vraiment l’état des routes dans les fjords : les ornières, les nids de poules sont très fréquents, et celles-ci passent parfois très très près de la mer… si près lors de certains virages que la peur m’aura plusieurs fois fait fermer les yeux. Pour le déjeuner de ce jour, nous faisons une halte pour une promenade à Vatnsdalsvan, sur la route 60. Randonnée apparemment facile, mais fatigante car constamment sur des petits rochers. Cependant, c’est la première fois que nous sommes vraiment seuls pour deux heures de promenade, et nous apprécions pleinement ce calme et ce silence absolu. Finalement, seul le mari marchera jusqu’à la cascade après le déjeuner, pour arriver ensuite à la voiture en même temps que moi.

Nous reprenons ensuite la route, et j’apprécie vraiment l’arrivée à Latrabag, car l’état des routes m’aura bien fatigué. La visite de la pointe la plus à l’ouest de l’île ne sera pas de tout repos, tant le vent est fort : impossible de rester pour profiter de la beauté des paysages. La côte est si à pic que se rapprocher trop du bord est impossible.

Nous avions réservé une chambre dans le seul hôtel à proximité, qui nous permet de comprendre réellement le coût de la vie islandaise : lits superposés, douches communes, pas de petit déjeuner, pour 90€ !

Vers la cascade de Dynjandi

Le lendemain, nous continuons l’exploration des fjords et de leurs routes. Autant les paysages sont magnifiques, autant l’état des routes est éprouvant. Toutefois, l’on peut compter sur la générosité du paysage pour se détendre dans une piscine d’eau chaude au bord de la route 63: Reykjafjarðarlaug. Celle-ci a été construite en 1975, mesure 10m de long pour 2m de profondeur, et témoigne parfaitement du goût des Islandais pour la natation, puisqu’elle est très bien entretenue. Imaginez-vous, nager dans une piscine en dur, au beau milieu des fjords, c’est une expérience assez magique.

Petit aparté : nous aurons pu nous baigner dans de nombreux hot pots durant notre séjour grâce au super site Hot Pot Iceland, qui recense les piscines naturelles et artificielles sur une carte, avec photos à l’appui.

Après une heure de détente dans cette chouette piscine, nous reprenons la route pour arriver à l’immense cascade de Dynjandi. Contrairement à toutes celles que nous avions vu jusqu’à présent, celle-ci se voit de très loin, et restera la plus impressionnante. Elle est très très large, avec un énorme débit produisant un bruit assourdissant, ce qui n’est guère étonnant, puisque son nom signifie « étourdissant ». Dynjandi est le nom générique de la zone, car elle comprend en fait sept petites cascades, chacune portant un nom différent.

Nous terminons ensuite rapidement le trajet, pour arriver dans un petit port de pêche : Isafjörður.

Vers Holmavik

Première nuit dans un véritable hôtel, très confortable à Isafjörður, choisi sur le trajet, l’hôtel Isafjörður : on ne mesure pas assez le plaisir de prendre un petit déjeuner sans avoir à le préparer !

Le soir de notre arrivée, sur les recommandations d’un de nos guides papier, nous dînons au Tjöruhúsið, restaurant qui propose un buffet de plats chauds de poissons fraîchement pêchés. Nous étions les deux touristes, et les plats étaient tous délicieux, avec une mention spéciale pour la soupe de poissons, avec de vrais morceaux de fruits de mer dedans.

La ville d’Isafjörður est assez particulière car son centre historique est construit sur une presqu’île, ce qui donne vaguement l’impression d’être coupé du monde, en étant entouré de montagnes. Cette région des fjords semble vraiment très sure : les vélos sont laissés tranquillement dans les rues, sans cadenas.

phoquesOn reprend la route le lendemain matin, pour aller jusqu’à Holmavik, et à un moment, on tombe sur un panneau « attention aux phoques » : le temps de piler, on sort de la voiture, et oui, on en voit quelques uns au loin, qui se dorent la pilule au soleil. Malheureusement, faute de téléobjectif, mes photos sont pourries.

La journée complète de route se termine par une longue pause dans un hot pot le long d’une route, mais quasi sur la plage. Trois tubes, de trois températures différentes, peu de monde (un autre couple de Français, et une petite famille islandaise).

Une excursion jusqu’à la piscine de Krossnes

Le musée de la sorcellerie d’Holmavik

La sorcellerie en Islande: elle est à l’origine de tout, et protège de la maladie, des voleurs, mais peut aussi être utilisée pour provoquer des tempêtes, ou nuire à la vie de ses ennemis. L’église luthérienne organise alors des procès pour sorcellerie, allant jusqu’à la condamnation à mort, durant une longue chasse aux sorciers. L’extrême majorité de ces faits se concentre dans la région du Strandir, là où nous sommes. Dans le village d’Holmavik, on peut visiter le célèbre musée de la sorcellerie, le Strandagaldur, avec ses immenses corbeaux qui vous accueillent. Le musée est petit mais dense et passionnant, avec de nombreux artefacts ou parchemins originaux (comme une reconstitution des fameux nécropants, ces pantalons réalisés à partir de chair humaine, supposé porter chance).

Après cette intéressante visite, nous partons pour de longues heures de voiture, dans l’espoir de nous baigner dans deux hot pots, l’un naturel, l’autre artificiel. Nous faisons chou blanc pour le premier, qui devait être une source d’eau chaude au milieu de rochers sur une plage, car l’eau est à peine tiède. J’aurais dû m’en douter rapidement, puisqu’il était impossible de voir la moindre fumerolle, pourtant révélatrice d’un point d’eau chaude.

Puis, quelques heures de route plus tard, nous arrivons à la fameuse piscine de Krossnes, perdue pratiquement tout en haut des fjords, et au bout d’un petit chemin. Le grand bassin a été construit dans les années 50, alimenté par une source d’eau (très) chaude locale, et on y trouve même un jacuzzi.

On termine la journée en arrivant dans la dernière partie de notre périple : la péninsule de Snaefellsnes, en quittant donc les fjords.

Petit résumé de notre itinéraire sur une carte :

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