La question des enfants / tome 2

Quand je pense qu’il y a quelques mois, je me disais « jamais d’enfants avant 35 ans« , et que maintenant, cette fucking horloge biologique me fait penser « ah bon ? et pourquoi pas maintenant ? »

L’une des raisons principales concernait le timing : j’espérais que pour l’année 2014-15, M. Presque Parfait et moi serions débordés par nos formations respectives. Il se trouve que finalement, nous aurons une année calme, puisque nous avons tous les deux échoués à nos « examens ».

La question des enfants est donc un sujet de conversation que je provoque régulièrement, puisque M. Presque Parfait a donc l’esprit plus serein, plus disponible, et prêt à écouter mes questions. L’avantage, c’est que nous en sommes parfaitement au même point : voulons-nous réellement des enfants ?

  • faire des enfants reste quand même (normalement) une quasi certitude que nous aurons au moins quelqu’un qui s’occupera de nous lorsque nous serons grabataires ; ils seront aussi obligés de subvenir à nos besoins si nous n’avons pas de retraite (ou plutôt : lorsque nous n’aurons plus de retraite). C’est cynique certes, mais ça a son importance !
  • faire des enfants implique d’accepter de passer beaucoup moins de temps tous les deux, et de se sacrifier pour eux. A-t-on réellement envie de ne plus pouvoir jouer tranquillement à Mario Kart / jardiner topless dans l’aquarium / glander tranquillement au lit / se faire l’intégrale d’une série sur une semaine ? Et j’en passe… On est quand même d’une génération pour laquelle se sacrifier pour ses enfants n’est plus systématique.
  • ces éventuels magnifiques enfants seront-ils aussi turbulents que ceux qui habitent l’étage au-dessus, et apparemment aussi peu obéissants ? Il est vrai que leur père est un modèle d’impatience, mais il n’est pas tout jeune non plus…

cynisme-copie-1Trêve de cynisme

A l’heure actuelle, je reste toujours aussi perdue : est-ce la société qui me pousse à vouloir des enfants ? J’ai énormément de mal à démêler le poids du « conformisme social », de ce que je souhaite réellement. Et cette horloge biologique de mes deux fait que je me pose beaucoup, beaucoup de questions. Car certes, on ne peut pas avoir d‘enfants à mi-temps tout en restant en couple (ce qui, avouons-le est fort regrettable) (ne pourrait-on inventer le divorce de ses enfants?), mais en même temps, transmettre ses valeurs, modeler cette personnalité en devenir pour en faire quelqu’un de bien est un challenge. Et puis, qui sait : peut-être réussirons-nous à avoir des enfants roux ? 😉

J’aimerais arriver à en discuter avec des personnes qui ont fait le choix de ne pas avoir d’enfants pour faire avancer ma réflexion, car évidemment, je n’ai personne autours de moi qui ait réellement fait ce choix volontairement. J’ai beau avoir des amies ouvertes, mais beaucoup pensent que l’aboutissement d’un couple reste la parentalité. Et si la question se pose pas mal en ce moment, c’est également parce qu’avoir un enfant à 34 ans lui permettrait d’éviter de connaitre (éventuellement) ce que j’ai vécu : être la plus âgée des enfants des amis des parents, ou de ne pas avoir de cousin-e-s de son âge.

Bref, pour résumer cet article : comment peut-on être sûre que finalement, je veux des enfants ? que notre couple souhaite prendre cette voie ?

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