L’ennui au travail

sieste au travail

Récemment, Rue 89 a publié un article intéressant sur le bore-out, le contraire du burn-out, mais dont les conséquences peuvent être tout aussi néfastes. Et je me suis grandement retrouvée là-dedans, peut-être de manière moins forte. Comme les personnes interrogées, cela fait de nombreux mois que je vais travailler en sachant que les tâches professionnelles occuperont en moyenne 3h de mes journées. Le reste du temps, je glande sur le net. Il m’a fallu plusieurs semaines pour accepter de venir au bureau pour ne pratiquement rien faire. Et mes deux crises de vésicules biliaires en novembre et décembre n’ont pas tellement arrangé les choses. Elles m’ont toutefois peut-être permis de prendre conscience réellement de ce que je traversais, pour mieux l’accepter, en sachant que ce serait temporaire (même si beaucoup trop long). Je ne doute pas que mon efficacité se retourne dans ce cas contre moi.

Comment en suis-je arrivée là ? Depuis décembre 2014, le projet de changer de département est dans les tuyaux, il devait initialement se faire pour juin 2014, puis la difficulté de gérer la balance des postes (supprimer un poste pour me permettre d’arriver, afin que la masse salariale reste identique) a repoussé ce projet pour décembre 2014. Et en octobre / novembre 2014, j’apprends que mes deux responsables (l’actuel et le futur) ont oublié de mettre les RH dans la boucle au bon moment, cela repousse de six mois supplémentaires ma promotion, pour juin 2015. Bref, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder ma bile, puisque mes deux crises sont arrivées à ce moment-là. Cela fait maintenant pratiquement 2 ans que je m’ennuie plus ou moins au bureau, que les tâches qui me sont confiées m’ennuient terriblement car je n’apprends strictement rien (une fois qu’on a organisé 5/6 évènements différents, ils sont tous les mêmes), ou presque. Je pourrais en ce moment avoir un peu plus de travail, mais pas beaucoup, puisque ma mutation a été actée, je dois donc commencer à former mes remplaçantes, et leur laisser la gestion de quelques évènements. Et si je voulais réellement travailler plus, ce serait pour des activités qui m’ennuient au plus haut point. Je préfère donc faire autre chose, et laisser les journées se passer tranquillement.

Comme le soulignait si justement l’article, reconnaitre et faire admettre que l’on s’ennuie, et que cela se répercute sur le moral, reste quelque chose de très compliqué. J’en avais parlé à une future collègue, peu après ma deuxième crise biliaire, et elle m’avait clairement expliqué que je ne devais pas le vivre aussi mal : après tout, j’ai un travail, c’est devenu tellement compliqué maintenant… Sans parler de mes excellentes conditions de travail. Comme dans l’article, impossible de lui faire comprendre que venir pour pratiquement rien reste difficile à vivre.

Depuis la rentrée, depuis janvier, cela va mieux : ma mutation a été confirmée fin janvier, et mon futur profil de poste semble toujours plus intéressant. J’attends encore la version « papier » de ce profil de poste, pour être sure que ce que l’on me propose sera bien ce que je ferai (on n’est jamais trop prudente dans la maison), et surtout que mon poste sera bien intitulé « chargée de communication », et non plus assistante.

Depuis janvier, avant d’avoir ces bonnes nouvelles, cela allait déjà un peu mieux : j’avais accepté de venir pour bosser perso, et cela m’a permis de finaliser mon voyage de noces, d’être plus active sur le forum des laïciennes pour mieux préparer le mariage, et pour mieux m’investir en tant que présidente du CE local de ma boite. L’un dans l’autre, cette période de désert d’activité est arrivée au bon moment, mais psychologiquement, être présente dans mon bureau sans être très active professionnellement reste difficile à vivre.

Et ce n’était pas faute de regarder à droite ou à gauche pour changer de poste, mais je suis coincée dans la fonction publique (j’ai accepté un concours à un grade beaucoup trop bas, il est donc très très difficile de changer pour un poste avec plus de responsabilités), et je n’ai pas assez d’expérience pour passer dans le privé.

Ça vous est déjà arrivé de vous ennuyer aussi longtemps au travail ?

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2 Comments

  • Mirabelle 23 février 2015 at 12 h 12 min

    C’est génial ! Bon pour les problèmes de grades et autres….je connais, courage, j’espère que tu auras ce que tu souhaites et que tu seras épanouie dans cette nouvelle fonction ! p.s contente de revoir que tu écris par ici, même si cela fait longtemps que je n’ai plus posté.

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    • Elizabeth 23 février 2015 at 12 h 15 min

      Coucou! Ca fait plaisir de te revoir! Comment ça va de ton côté?

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