parisienne

Ma première course : la Parisienne

Mon ressenti

A force de voir des personnes courir sur Twitter, j’ai fini par me dire que je pouvais essayer, et cela fait maintenant plusieurs mois que je me suis mise à la course à pieds. J’ai commencé par du fractionné, à l’aide d’une appli plutôt pas mal « Cours 5km ». Tout allait bien jusqu’à ce que j’arrive au palier « 30min non stop », et là, c’était toujours infernal. Malgré un rythme de course trèèès lent, impossible d’y arriver sans m’arrêter quelques secondes, voire 1minute pour reprendre mon souffle. Je me disais que j’étais à un palier, qu’à force de courir, j’arriverai à le franchir, mais force est de constater qu’un mois plus tard, malgré une assez bonne régularité (1 à 2 fois par semaine), je n’y arriverai pas. Et je voyais l’échéance du 14 septembre approcher, et je redoutais de plus en plus de ne pas être prête pour La Parisienne, la course soi-disant idéale pour commencer. Samedi soir, j’ai très mal dormi, j’étais hyper stressée, et je suis partie à 8h (un dimanche matin!) la boule au ventre, la peur de ne pas réussir à la terminer.

L’organisation de La Parisienne, course privée (qui ne reverse que 30.000€ à la recherche), est particulièrement efficace. Elle est à l’américaine, avec des départs toutes les 7min. Le temps d’attente est toutefois un peu long, on commence à courir en ayant déjà un peu mal au dos et aux jambes à force de piétiner sur le pont, mais le départ est joyeux. Le beau temps était de la partie, et plus je me rapprochais du départ, plus j’étais anxieuse : combien de temps tiendrai-je ? Arriverai-je jusqu’au bout ? Le début est un peu délicat : on est tellement nombreuses qu’on se marche facilement sur les pieds, mais dès les premiers mètres, on est encouragée par des groupes de musiciens, ou des passants. C’est cela qui m’aura le plus marqué : le soutien permanent, ou presque des spectateurs. Et le nombre impressionnant de groupes de musiques : des fanfares, du gospel, des rythmes latinos… La chaleur était au début un peu étouffante (pour courir, dès qu’il fait plus de 20°, c’est beaucoup trop chaud pour moi), mais le passage sous la ligne 6, sur la Seine, à l’ombre, avec le vent m’a fait beaucoup de bien.

Mais comme je le craignais, je n’ai pas tellement dépassé la distance réalisée pendant mes entrainements : entre le kilomètre 3.5 et le 4ème kilomètre, j’étais totalement essoufflée : impossible de reprendre mon souffle, j’étais arrivée au bout de mes capacités respiratoires. C’était d’autant plus frustrant qu’après quelques minutes de marche, mes jambes étaient prêtes à repartir, mais pas mon souffle. Il faut savoir que depuis que je suis en 6ème, je sais que j’ai un problème de capacité respiratoire (je pensais alors être asthmatique, mais ce n’était pas ça), et ce n’est que depuis 1.5an que j’ai compris que j’avais un souci d’hyperventilation. Concrètement, ça signifie que je respire beaucoup trop au repos. Le commun des mortels respire par ex à 50, et à 100 en plein effort ; au repos, je suis à 80, et cela ne me laisse donc que 20 pour faire un effort. J’apprends donc à respirer avec une kiné depuis 1 an, cela semblait s’améliorer, mais il faut croire que non. Durant cette course, j’ai compris que pour l’instant, 3.5km correspond à mon maximal respiratoire : mes jambes, mon corps pourraient aller au-delà, mais pas mes poumons. J’ai terminé la course en marchant très rapidement, je me suis donc bien fatiguée les jambes, mais au moins, je pouvais respirer normalement. J’ai tenté de courir pour les 700 derniers mètres, ça a été l’horreur en revanche : ni les jambes, ni le souffle ne suivaient ! Et j’ai fait 1h00min09s, un compte parfaitement rond ! 😉 Certes, je l’ai terminé, mais a un rythme assez ridicule….

J’ai terminé la course dépitée, déçue de ce blocage respiratoire, et aucunement contente de moi. Cela m’aura au moins appris que ça ne sert à rien de continuer à courir, il vaut mieux que je me remette à retourner bosser à vélo.

Une course sexiste ?

Qui dit course dit dossier à retirer. Et qui dit « dossier », dit goodies des partenaires. Et là, on peut dire que les partenaires ont encore une vision très rétrograde des femmes : on a eu le droit à une serviette Tena, contre les fuites urinaires (bon, celui-ci est un peu justifié: les coureuses de très haut niveau ont le périnée totalement foutu) ; mais surtout, on a eu le droit à un échantillon de liquide vaisselle, car c’est bien connu que ce sont les femmes qui font la vaisselle ; et à un bon de réduction « Ooshop : après la course, les courses« . Donc, pour les partenaires commerciaux, la femme a le droit de courir, mais faudrait pas trop qu’elle abuse, faudrait pas qu’elle prenne le prétexte de la fatigue pour arrêter de faire la vaisselle, ou d’aller les faire les courses. Je ne suis pas la seule à avoir été choqué, le coup du liquide vaisselle ne passait pas auprès des hommes d’ailleurs !

Les messages de ces partenaires m’ont franchement un peu gâché la fin de la Parisienne, je suis sure qu’on aurait pu avoir des goodies plus neutres…

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2 Comments

  • Sabrina (@sasatouitte) 15 septembre 2014 at 9 h 00 min

    Je comprends ta frustration, mais c’est déjà bien d’avoir été jusqu’au bout. Ca fait un moment que je réfléchis à la pratique sportive qui me conviendrait le mieux, et concrètement le choix du running est par défaut. Clairement, c’est une pratique assez mauvaise pour le corps quand tu es en surpoids (mon cas), mais j’ai pas trouvé mieux en terme de souplesse (matériel nécessaire, horaires). Si le vélo te convient mieux, fonce 🙂

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  • Elizabeth 15 septembre 2014 at 11 h 19 min

    En même temps, je me voyais mal ne pas terminer la course! Pour moi, le running était une bonne idée car demandant pas mal d’énergie au corps, histoire de limiter mon surpoids. C’est vrai que l’avantage du vélo, c’est que je peux en faire pour aller au bureau, et me changer ensuite dans les toilettes ! On verra ce que donnera la combinaison vélo + natation à la fin de l’année.

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