trouver ma place

On ne choisit pas sa famille

L’un des derniers problèmes que j’ai à gérer avec mon psy, c’est de trouver ma place dans ma famille. Jusqu’à récemment, j’étais convaincue d’être limite écervelée, en tous cas, pas franchement intelligente, parce que mes frères et ma sœur faisaient tous S au lycée, avec tous de bonnes notes, et moi, j’étais moyenne, en L. Essayez d’avoir 15/16 de moyenne en littéraire, alors que c’est beaucoup plus facile en S ! Du coup, durant toute ma scolarité (études post-bac comprises), j’ai complexé à mort (les rattrapages annuels à l’École du Louvre n’arrangeant pas les choses). Parce que dans ma tête, en littéraire, si on ne sait pas réfléchir, on peut s’en sortir grâce à la mémoire, alors qu’en S, il faut impérativement savoir cogiter pour résoudre des « problèmes » à la pelle ! Toute ma scolarité, je me suis appuyé sur ma mémoire d’éléphant, et j’ai moins développé la réflexion, ce qui fait que j’ai toujours été convaincue que contrairement à mes frangins, je ne savais pas réfléchir.

Doucement, grâce à mon psy, j’ai compris que je savais certainement réfléchir, mais différemment : parce que je suis tout de même capable de connecter mes « souvenirs » ou apprentissages pour créer quelque chose. Et doucement également, je me suis dit que j’avais à peu près le même type d’intelligence que mon père (que j’admire toujours un peu trop), même si je suis certainement moins rationnelle que lui, mais plus émotionnelle.

Mais malgré tout, je n’arrive pas à trouver ma place au sein de la famille, je laisse ma frangine prendre l’ascendant sur tout le monde, la laisser diriger un peu toute la famille (après tout, c’est vrai que c’est plus reposant de la laisser faire, même si cela implique de me laisser plus ou moins mener par le bout du nez). Car dans ma tête, c’est l’ainé de la famille qui doit prendre les choses en main, et les plus jeunes doivent suivre. Cela ne se passe pas comme ça tout simplement parce que je n’ai pas encore le statut de mère je pense. Et que ça clachera peut-être davantage quand je le deviendrai (si je le deviens, si j’ai envie d’être mère).

Bref, rationnellement, je me dis que je vaux autant que mes frangins, que je pars peut-être de plus loin, ayant eu plus de problèmes dans la vie qu’eux, mais qu’au final, je serai celle qui s’en sortira peut-être le mieux. Mais ça reste rationnel. Ce n’est pas encore dans mes tripes, ce n’est pas encore une conviction tout au fond de moi. Et j’aimerais bien que ça le devienne, histoire de m’alléger d’un sacré poids ! Je n’ai pas envie qu’il faille que je réussisse le concours d’attaché de conservation pour que je me trouve enfin ma place dans la famille.

Certes, il y a eu une première étape, celle où j’ai arrêté de me dire que mon but ultime dans la vie, ce serait d’avoir des enfants… je suis passé à un autre but : terminer conservateur. Ouais, y’a du boulot ! Pas grave, j’ai encore une bonne quarantaine d’années devant moi ! Car je doute de partir à la retraite avant 68ans !

La deuxième étape (car je doute que ce soit la dernière), ce sera d’accepter mon métier actuelle : assistante. Car vu tout ce que j’apprends sur la fonction publique, sur l’organisation de colloques et autres workshop (où j’ai beaucoup plus de responsabilités que l’année dernière), je devrais arriver à oublier mon statut, qui n’est qu’un mot, pour me concentrer sur tout ce que je peux faire ! Surtout quand je vois que les chargées de mission ne sont guère plus que des super assistantes (et pourtant, elles ont le statut de chercheuses, cherchez l’erreur !).

Alors certes, je ne dirige pas toute une équipe d’une trentaine de personnes sur un chantier comme mon frangin, je ne gagne pas 2.000€ par mois (minimum) comme ma frangine, mais bon sang, pourquoi ne suis-je pas capable de trouver ma place ? Qu’est-ce qui me manque pour avoir le déclic pour me sentir mieux ?

J’ai consciencieusement évité de parler de mon père, je dîne avec lui ce soir, et je vais encore lui demander (pour une énième fois), ce qu’il pense de moi… mais cette fois-ci, en étant honnête, sans qu’il ne me dise ce que JE veux entendre, mais ce qu’IL pense réellement. Parce qu’il est bien gentil de vouloir m’aider à aller mieux, mais s’il fait mon psy, ça va pas le faire… ce n’est pas son boulot…

Il doit m’aider à couper le cordon, point barre. Quitte à me faire de la peine…

Parce que j’ai bien réussi à couper le cordon avec ma mère, en l’engueulant plus d’une fois, en lui disant régulièrement tout ce qui me gênait chez elle, il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas avec mon père !

À part ça, aucun rapport complet : si vous entendez parler d’un appart qui se libère à Issy-les-Moulineaux (et uniquement là !), à 1000€ CC, je suis preneuse ! On cherche, mais on trouve pas avec l’homme !

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