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On ne nait pas femme, on le devient

Ou comment trouver une lingerie agréable à porter avec une forte poitrine

Quand la puberté nous apporte très rapidement des attributs féminins bien visibles, on apprend très vite à vivre avec, plus ou moins facilement. L’hérédité m’ayant donc doté de la même poitrine que ma mère, j’ai connu mon lot de mecs lourdingues et de situations très désagréables. Cependant, mes premiers amours m’ont rapidement réconcilié avec ces attributs visuellement très présents. J’ai ainsi très vite appris à quel point je pouvais plaire (en privé), et pour rien au monde, malgré leur lourdeur, le poids de la gravité, ou leur aspect peu commun, je ne les modifierai.

Comme beaucoup de femmes pour lesquelles Dame Nature a eu la main généreuse, trouver un sous-vêtement qui ne fasse pas grand-mère, sans trop de dentelles, et surtout, surtout, qui soutient vraiment, tout cela relève de la mission impossible. J’ai longtemps contemplé, jalouse, les créations de Chantal Thomass, triste de voir qu’elle refuse d’aller au-delà du bonnet C. Jusqu’au jour où je suis tombée sur un article de My Little Paris, il y a deux ans, qui vantait le luxe et l’accueil d’une boutique de sous-vêtements : l’Atelier.

Intriguée, je suis allée y faire un tour vendredi dernier, espérant trouver quelque chose de joli. Et confortable. Avec un vrai maintien.
C’était le cas.
Il est apparemment très fortement conseillé de prendre rendez-vous, pour être sure de profiter calmement d’une des deux cabines d’essayages. On est très gentiment accueilli par une vendeuse, qui nous installe dans une immense cabine, et qui a pris mes mesures (au-dessus, et en-dessous des seins). J’ai ensuite essayé un soutien-gorge pour vérifier l’exactitude de ma taille, et s’assurer de l’exactitude du bonnet par exemple. Ensuite, la vendeuse nous apporte un portant sur lequel est posé toute la collection à ma taille. Oui, toute la collection ! Ce qui relève du miracle, voire de l’impossible, lorsqu’on dépasse le 90D.

Le portant se divise en trois catégories : les emboitants, les « pigeonnants », et les discrets. Les deux premières ont relativement les mêmes modèles, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. En regardant la quantité de soutifs disponibles, j’ai un peu halluciné, comparé aux 2/3 modèles de grands-mères qui se battent en duel dans les boutiques moins chères. Et après plusieurs essayages, j’ai longuement hésité entre deux modèles, tous les deux en dentelle (certes), mais si jolie. Et finalement, le modèle retenu est un peu dans l’esprit Chantal Thomass, assez « girly » et avec de nombreux détails qui l’embellissent.
Le sous-vêtement est trèèèèès confortable, pour une fois, il descend bas dans le dos, et surtout, correspond parfaitement à ma morphologie. Chose rarissime pour moi.

Alors certes, le luxe a un prix, mais vu la qualité et surtout l’impression de porter du sur-mesure, je pense investir une fois par an. Car je me demande si ce n’est pas la première fois que je n’ai pas un sein qui déborde, ou un dos si bas, ou d’autres détails importants. Surtout quand on fait du 90F.

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Le luxe, c’est aussi une jolie boite dans laquelle on range ton achat

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Vu comme ça, posé à plat, il fait un peu vieillot, mais si je mettais une photo du soutif porté, cela ferait tout de suite à la limite du porno (de l’inconvénient de la grande taille), sans parler de mon souhait de conserver un peu d’intimité !

Le prix reste lui aussi limite indécent : 113€, sans le slip / culotte / string. Oui, c’est la partie la plus douloureuse.

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2 Comments

  • Cécile 28 janvier 2014 at 10 h 01 min

    Aïe oui le prix fait mal mais je te comprends tout à fait… Je fais du 95C et rien que cette taille-là est difficile à trouver dans les magasins « normaux », je zappe déjà Etam car je ne me suis jamais sentie à l’aise dans un soutif de cette marque (encore faut-il trouver ma taille). Il me reste Hunkmollër (je ne sais pas si c’est fort répandu en France…En Belgique oui!), et la dernière fois j’ai demandé à une vendeuse très gentille de me mesurer exactement et de montrer les modèles qui pourraient me convenir. Au final, j’avais le choix entre 2 modèles déclinés en 3 couleurs chacun (où j’allais être sure d’être à l’aise) mais niveau esthétique, franchement il n’y avait rien de folichon… Donc c’est pourquoi je pense m’orienter vers des marques plus chères mais plus sures au niveau qualité et confort! Je trouve ça quand même dommage…

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    • Elizabeth 28 janvier 2014 at 16 h 02 min

      Je ne connais pas Hunkmollër, je ne pense pas que cela existe en France? Et je comprends parfaitement ton problème, d’être obligée de mettre cher pour un produit « de base » : ça fait rager !

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