Potentialis Potentiels

Mon « premier » bilan de compétences

Je suis peut-être très mal payée là où je travaille, mais c’est un peu compensé par une grande offre de formations. Après un premier refus, j’ai pu suivre une formation collective de bilan de compétences. Ou plutôt, un bilan de potentiels, car Potentialis est la méthodologie retenue ici. Le résultat est évidemment très intéressant et enrichissant.

Qu’est-ce que Potentialis ?

Et en quoi cette méthode diffère-t-elle d’un bilan de compétences ?

Si j’en crois ce que je peux lire, un bilan de compétences doit suivre trois phases : une discussion pour connaitre la personne, une série de tests pour affiner son profils psychologique (avec par exemple des jeux de rôles), et enfin une conclusion, durant laquelle on trouve des pistes pour permettre à la personne de mieux savoir où aller, ou que faire concrètement pour la suite de sa carrière.

Ici, Potentialis se passe en deux phases : l’une de tests/exercices, et l’autre de réflexions avec la formatrice. Le but final reste de mieux connaitre (ou découvrir) ses potentiels, c’est-à-dire nos compétences naturelles. On n’aura donc pas un bilan avec une liste de capacités précises (bon.ne en maths, excellent.e en sens du client…), mais un résumé de quelque chose que l’on a au plus profond de soi. En effet, chacun.e a : un niveau d’études, un profil psychologique et des potentiels qui en sont à la source. Ainsi, Potentialis complète les autres méthodes pour mettre en évidence les sources de la motivation.

Potentialis synthèse potentielsLa synthèse se fait à l’aide d’un tableau, dont les différents graphiques permettent de visualiser immédiatement ses grandes compétences, parmi ces thématiques : écoute, observation, créativité, raisonnement logique, communication. Nos plus grands potentiels (les potentiels dits forts) dépassent la moyenne, et peuvent aussi sortir du cadre initialement prévu : c’est sur ceux-ci que nous devons nous appuyer pour mieux nous connaitre.

Ainsi, pendant les trois premiers jours, nous avons fait des exercices très variés : la mémorisation d’une liste de mots, de détails d’un tableau, la rédaction d’un très court texte, la reconnaissance de goûts / d’odeurs, le récit de souvenirs de vacances… pour nous permettre de mettre en évidence nos capacités innées. En fonction des résultats, nous colorions ensuite les petites cases de la synthèse… en respectant scrupuleusement les couleurs codifiés de la méthode!

 

Un résultat intéressant

Mon tableau de synthèse est… original, mais logique quand on me connait un peu. En langage Potentialis, j’ai une grande capacité d’écoute de l’autre, d’expression du ressenti, et d’immenses potentiels de : découverte, de situation de cadrage et d’analyse.

En langage plus courant, je suis ouverte aux autres et je fais attention à eux, j’ai une bonne empathie et de l’intuition (c’est vrai!). Pour les potentiels dit de créativité, j’ai une (très) grande soif d’apprendre, je ne fais jamais ce qui était prévu, j’aime résoudre les problèmes, avec une capacité à sortir des sentiers battus, et cet ensemble me permet d’avoir une bonne capacité de synthèse. J’ai un profil d’experte par ma capacité à planifier, à mener les gens (ou à diriger un projet), tout en ayant un sens critique développé. Enfin, quand on me connait, mes potentiels de communicante sont logiques, mais cela reste toujours intéressant de les voir noir sur blanc.

Là où je suis un peu tombée des nues en regardant ma synthèse, c’est quand j’ai vu que je n’avais aucun potentiel d’action, alors que j’organise facilement des évènements, soirées… La formatrice aussi était très étonnée du résultat, car à ce niveau-là, c’est rare. Après, cela m’a expliqué beaucoup de choses : j’ai enfin compris pourquoi je n’osais jamais me lancer dans des projets personnels. Je pensais que c’était de la peur, mais ce serait plutôt lié à mon caractère, plutôt dans l’abstrait, dans le « philosophique » que dans le concret. J’ai alors compris pourquoi je ne cessais de repousser ma conversion vers le développement informatique : je pèse naturellement le pour / le contre d’actions importantes pendant longtemps, avant de me lancer. Cela m’aura donc donné le coup de pieds dont j’avais besoin pour commencer à concrétiser les choses, en contactant les RH du bureau.

 

 
Quels postes puis-je alors occuper ?

J’attends encore l’analyse détaillée de ma synthèse, avec des pistes plus précises, mais à première vue, je pourrais m’éclater dans un univers artistique, ou technologiquement de pointe, et en devenant technicienne / experte d’un domaine précis, dans lequel je devrais enrichir mes connaissances en permanence. Cheffe de projet fonctionnelle, conseiller des musées dans la création / amélioration de leurs sites web… De belles perspectives… dans un secteur bouché ! (encore mon refus de l’action !).

Maintenant, à moi d’affiner au mieux ma reconversion, d’essayer de trouver un stage en immersion, et de me lancer dedans. Si je me décide pour le développement, mes lacunes en mathématiques pourraient être compensées par ma créativité et mon goût pour les problèmes.

Et vous, vous avez aussi suivi un bilan de compétences ? il vous a permis de changer de voie ou de trouver un travail plus épanouissant ?
  

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