œnologie

Premier cours d’œnologie

J’ai commencé à apprécier le vin tardivement, vers 23/24ans, au grand dam de mon père, qui craignait que je n’aime jamais ça. J’aime particulièrement les blancs, j’ai commencé à préférer les liquoreux, puis à préférer les moelleux, et à bien aimer le rosé. Le vin rouge, c’est une autre histoire : j’aime un peu, mais pas beaucoup. Ou alors, il faut qu’il soit vraiment excellentissime, comme les superbes bouteilles de 20ans d’âge que mon grand-père sort à chaque Noël. Oui, comme pour le thé, j’ai des goûts de luxe.

Robe, nez, palais en œnologie

C’est pour mieux appréhender le vin, mieux saisir toutes les subtilités qu’un verre peut offrir, que nous avons fait notre premier cours d’œnologie avec l’Homme : « Robe, nez, palais » ou plutôt le B.A. BA de la dégustation ! Pendant toute une soirée, nous avons donc regardé, senti et bu 8 vins différents. Tous choisis pour leur spécificité, et parce qu’ils étaient souvent assez différents les uns des autres.

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Un vin, ça se regarde d’abord : selon sa robe (sa couleur), on pourra éventuellement avoir quelques indications sur son âge. Un vin blanc qui tend vers le marron serait plus âgé qu’un vin blanc tendant vers le jaune. Évidemment, sur les 20 participants de la session, chacun voyait une couleur différente dans le verre ! Ensuite, la manière dont le vin coule dans le verre, cela indiquerait s’il est plus ou moins liquoreux, gras pourrions-nous dire. La vue est intéressante, mais ce n’est pas le plus important.

Après la vue, vient l’odeur, et c’est là que le plaisir débute ! Et les difficultés aussi! Parce qu’arriver à distinguer, au choix : de l’amande, du cuir, du brûlé, de la cannelle, des agrumes, du miel, des fleurs, de la violette, et j’en passe, c’est toute une éducation. Je me souviens d’un vin qui avait une odeur particulièrement agréable, que j’aurais senti durant des heures, et qui en bouche était presque décevant, car beaucoup moins varié, plus terne! Lorsqu’on a un vin jeune, on peut secouer le verre : cela va l’oxygéner en quelques secondes, et son parfum n’en sera que plus fort.

Puis, la dernière étape : le goût. Et durant toute la soirée, j’étais incapable de faire la différence entre les tanins et l’acidité, car le ressenti se fait dans deux endroits différents dans la bouche! A la fin, je crois que j’ai compris que c’était les vins acides que je n’aimais guère ! La longueur en bouche (savoir s’il reste même après avoir été avalé) joue également dans l’appréciation. Un très bon vin devra être équilibré entre la force des tanins (uniquement pour le vin rouge) et l’acidité.

J’ai appris pleins de petites choses, comme l’importance de carafer un vin jeune. Il vaut mieux ouvrir un vin rouge quelques heures avant de le servir (l’idéal : le matin pour le soir), ce que je savais ; mais pour les vins blancs, souvent, ils s’améliorent quelques jours après ouverture, lorsqu’ils sont restés au frais (mais attention aux odeurs du frigo!).

On a terminé par un très bon Sauternes (pas un château Yquem tout de même!), encore jeune malgré ses 15ans, et qui du coup n’était pas trop liquoreux.

Malheureusement, j’étais épuisée avant d’arriver au cour, ce qui fait que j’ai rien retenu de la fin du cour, si ce n’est que pour les accords vins/fromage, mieux vaut privilégier les accords régionaux : un cidre avec du camembert… Et que décidément, j’aime beaucoup la fourme d’Ambert !!

Bref, une très bonne expérience, un prof très agréable, passionné par son métier, et une fin de soirée un peu pompette pour ma part! J’avais les joues bien bien rouges !!!

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