vacances éducation

Alors, ces premières vacances à trois ?

Disons d’emblée que le bilan affectif est mitigé.

Commençons par le commencement.

Les vacances de Claude se sont passées un peu partout en France : 10 jours sans moi, en Lorraine, puis en Provence chez mes grands-parents, et enfin, en Bretagne chez mon père. Avec ma sœur. Je crois que ces trois derniers mots expliquent beaucoup de choses.

Deux éducations différentes…

Autant les vacances provençales se sont très bien passées, avec beaucoup d’intelligence de la part de mes grands-parents, qui n’ont jamais rien dit sur ma manière d’élever ma fille, assez aux antipodes de ce qu’ils ont fait. Autant les vacances bretonnes, chez mon père, avec ma sœur, ont été très éprouvantes.

Je suis parfaitement consciente que ses réactions (à mon sens) disproportionnées envers certaines actions de ses enfants sont dues à sa fatigue, car son fils aîné se bat contre un cancer depuis presque deux ans. Mais cela ne masque pas sa conception beaucoup plus violente que moi de l’éducation de ses garçons. Oui, j’imagine à quel point élever trois garçons turbulents est difficile, surtout quand on a eu le premier à 26 ans (versus 35 pour moi). J’ai toujours eu du mal avec son éducation, avant même d’avoir ma fille, mais ces quelques jours passés en famille ont été assez durs, aussi parce que j’ai pleinement réalisé à quel point j’allais être seule à aller vers une éducation plutôt bienveillante (qu’est-ce que je déteste ce terme… que je trouve si moralisateur).

Entre ma sœur qui ne comprend pas pourquoi je répond si rapidement aux pleurs nocturnes de ma fille, mon frère qui se moque de mes lectures « sur des blogs » (j’ai donc fini par sortir l’argument pédiatre + carnet de santé) pour refuser qu’on donne du sel et du sucre à Claude, et mon père qui hurle sur ses petits-fils en les menaçant de fessées, cela faisait beaucoup à encaisser pour moi. Et beaucoup d’inquiétudes pour l’avenir familial paternel.

Dans la famille, je sais qu’on espérait tacitement que la parentalité permettent un rapprochement entre ma sœur et moi, et mon intuition me soufflait que non. Et je pense qu’au contraire, nos visions de l’éducation nous éloignerons, ce qui risque d’arriver avec mon père aussi. A moins d’un immense travail sur lui, pour accepter totalement mes choix (c’est-à-dire, ne plus les critiquer, sans forcément y adhérer), je ne peux lui laisser ma fille quelques jours.

Avant même de lire autant de livres sur l’éducation dite bienveillante / positive, je savais que j’essaierai d’être aussi proche de mes enfants que possible. Cette vision de l’éducation est arrivée avec la maturité, avec les épreuves, avec l’observation de certains parents avec leurs enfants. Cette orientation a profondément changé en une dizaine d’années, car j’aurais été beaucoup plus violente si j’avais continué ma première grossesse, à 27 ans. A cet âge-là, je pensais reproduire ce que j’avais connu, pour être cynique envers mon enfant, ou perdre plus facilement ma patience. En regardant en arrière, je sais d’où je viens, et où j’éviterai d’aller.

C’est vrai qu’il est beaucoup plus facile d’être violent avec ses enfants quand on a connu ça, et qu’on a plusieurs enfants (surtout agités), mais malgré mon impatience, cela n’a jamais été dans ma nature. J’ai la chance d’être empathique, et de très bien me souvenir de mon enfance, de ses difficultés comme de ses bonheurs : cela m’empêche donc de reproduire certaines choses. Lire Guéguen, Filiozat, Dumonteil-Kremer, Antier… m’a aussi permis de comprendre d’où venait mon manque de confiance en moi, mon auto-censure permanente… tout ce que je souhaite éviter à ma fille.

Mais, et ces vacances ?

En dehors de ce bilan familial, j’ai passé d’excellents moments, et je n’oublierai jamais :

  • l’émerveillement quotidien de mes grands-parents (+ de 90 ans) envers le 17ème arrière-petit-enfant, qu’ils ne se lassaient pas de regarder, ou de prendre, autant que possible, sur leurs genoux
  • notre sieste tous les trois sur un hamac
  • les siestes collées à ma fille
  • sa joie de plonger dans la piscine, ou d’avancer dans une mer trop froide pour elle
  • son écoute attentive face à sa marraine lui jouant de la guitare
  • ses premiers « coucou«  faits avec les mains
  • son aisance pour monter / descendre les escaliers
  • la gagatisation de ses trois cousins, qui n’auront eu de cesse de s’occuper d’elle
  • les moments passés sur une planche de surf à se faire tirer sur l’herbe
  • sa première dent, sortie à 11 mois (alors que je m’attendais plutôt à ce que ça sorte à un an)

Bref, les moments passés rien que tous les trois étaient vraiment chouettes, et me donnent confiance pour l’avenir.

Bon, à part ça, on a presque terminé l’aménagement de la chambre de Claude, j’adore, et j’ai hâte de pouvoir vous montrer un avant / après (je suis rarement fière de ce que je fais, alors je ne me gêne pas).

Claude jeux vintage

Claude ciré

Claude, en Bretagne

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