Une filleule qui prend son envol

Une filleule qui prend son envol

filleule baptêmeJ’aimais profondément ta mère, l’une des deux personnes du cercle familial élargi avec laquelle je discutais facilement. Nos parents habitaient à côté, et je me souviens encore du jour où elle m’a demandé si j’acceptais d’être ta marraine. Tu avais quelques mois, j’avais déjà une autre filleule, mais j’avais accepté pour le plaisir de profiter de ces occasions pour revoir ta mère. J’ai fait de nombreux babysitting dans le grand appartement de tes parents, puis ta mère est tombée malade. Gravement.

À 22 ans, subitement, de nouvelles responsabilités me sont tombées dessus. Tu avais 5 ans, et ta mère n’était plus là. J’aurais dû venir m’occuper de toi plus tôt, mais le deuil était trop douloureux, il m’aura fallu 2 ans. Mais à partir de ce moment-là, je venais te voir pratiquement toutes les semaines. Pour t’aider dans tes devoirs. Pour discuter avec toi. Simplement parce que j’avais pris un engagement envers ta mère. Puis, rapidement, l’engagement s’est transformé en un amour profond, sincère et fort. J’ai suivi tes difficultés en français, mais accompagné tes impressionnants apprentissages des langues. Je venais te voir à tes spectacles de danse classique. Je pense mieux te connaitre que mon propre petit frère, plus vieux que toi.

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Réflexions sur le congé paternité et maternité

Réflexions sur le congé paternité et maternité

Depuis trois mois, je suis donc coincée chez moi, à m’occuper de ma fille, et même si le temps file à toute vitesse, cela n’empêche pas la réflexion. Passer autant de temps avec un bébé, aussi longtemps, permet évidement d’apprendre à le connaitre, à le comprendre et à mieux répondre à ses besoins. Cet article poursuit donc le cheminement commencé en septembre sur l’instinct maternel.

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L’instinct maternel existe-t-il ? Ou est-ce une construction sociale ?

L’instinct maternel existe-t-il ? Ou est-ce une construction sociale ?

Avant d’être enceinte, puis d’accoucher, je n’avais aucun intérêt particulier pour les nouveaux-nés, mais je savais que cela ne serai pas un problème dans ma parentalité : avec mon / mes enfant(s), ce serait différent. Ayant lu avec beaucoup d’intérêt Le conflit, de Badinter, je savais que l’instinct maternel n’était pas forcément inné chez toutes les femmes, et que cela pouvait alors soit prendre un peu de temps pour qu’il se développe, soit ne pas arriver.

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Mariage: comment garder son nom de famille avec l’administration

Mariage: comment garder son nom de famille avec l’administration

La France est un pays patriarcal, dont certains usages disparaissent difficilement. Parmi ceux-ci, les femmes mariées rencontrent souvent de nombreux tracas, surtout pour celles qui refusent (les folles !) de prendre le nom de leur mari comme nom d’usage. Et je fais partie de celles-ci.

Lorsque je me suis mariée, j’ai souhaité garder mon nom de famille, pour plusieurs raisons :

  • je ne tiens pas à ce que ma vie privée soit connue de l’extérieur (travail, éducation nationale)
  • j’ai déjà connu les tracas de deux changements de nom (nom d’usage puis retour au nom de famille), et je n’ai pas envie de recommencer
  • j’aime cette forme d’indépendance

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Du paternalisme médical chez une gynéco

Du paternalisme médical chez une gynéco

Cela fait donc maintenant 4-5mois que nous avons arrêté la contraception, et on le vit bien. Sauf que de mon côté, tout n’est pas forcément parfait : j’ai des cycles de 45-60 jours (depuis toujours), avec un record lié au mariage de 110 jours. J’ai donc pris un rendez-vous en octobre avec mon adorable généraliste (c’est sincère, ma généraliste est une personne d’une grande humanité) pour discuter de mes cycles. Elle a préféré m’envoyer chez une gynéco qu’elle connait bien, pour que celle-ci décide de quelles hormones je pourrais avoir besoin, et de s’il y a autre chose à faire. Et je n’ai pu la rencontrer qu’hier, le 15 décembre. Et… humainement, cela s’est très mal passé. Lire la suite